Mario T. Bolduc a lancé À l’ombre de Cedrus en août.

Mario T. Bolduc lance son premier roman

On ne sait jamais d’où peut naître une idée de roman. Celle de Mario T. Bolduc, originaire d’Hébertville-Station, lui est venue pendant qu’il visionnait des vidéos d’archives d’un conflit armé pour la Croix-Rouge.

Mario T. Bolduc, qui se qualifie comme un jeune auteur de 43 ans, a été archéologue. Il travaille maintenant au service des archives de Radio-Canada pour des émissions de télévision et de radio. Il a publié en août son premier ouvrage aux Éditions Pierre Tisseyre, un livre jeunesse intitulé À l’ombre de Cedrus.

« L’écriture, c’est plus qu’une passion. Sans prétention, c’est inné. Tout l’univers du livre, la lecture, l’écriture, c’est des choses qui m’intéressent depuis que je suis tout petit. À la maison, on n’avait pas beaucoup de livres, mais j’étais à la bibliothèque municipale tous les mardis soirs dès son ouverture », se souvient-il.

S’il a écrit plusieurs histoires, À l’ombre de Cedrus est la première oeuvre de Mario T. Bolduc écrite dans un format qui permet sa publication.

À l’ombre de Cedrus s’adresse à un public âgé de 9 à 12 ans.

Archiviste
Cette passion pour l’écriture, conjuguée à son parcours professionnel d’archiviste, a donné naissance à son premier roman, qui s’adresse à un public de jeunes lecteurs âgés 9 à 12 ans. Il raconte l’histoire d’Omar Mourad, un jeune gardien de chèvres qui porte une prothèse ayant des propriétés magiques. Sa prothèse proviendrait d’un arbre mythique.

L’idée a commencé à germer dans la tête de Mario T. Bolduc en 2004, quand il travaillait comme archiviste dans les bureaux de la Croix-Rouge, à Genève. Il devait visionner de vieilles cassettes vidéo, dans lesquelles se trouvaient des images d’une guerre à la Sierra Leone. Il a été marqué par l’image d’un enfant ayant perdu la moitié d’une jambe.

« Quelques années plus tard, j’ai lu un article sur des gardiens de chèvres qui avaient sauté sur une mine au Liban. Le déminage avait été fait dans cette région, mais certaines mines ont été oubliées, et c’est les gardiens de chèvres qui en paient le prix. Je ne sais pas comment le déclic s’est fait, mais j’ai marié ces deux images-là », raconte-t-il à propos de la naissance de son personnage principal.

Bien que des événements tragiques aient inspiré Mario T. Bolduc, À l’ombre de Cedrus est un livre où la guerre est insinuée plutôt qu’abordée directement. « Ça paraît lourd, mais il n’y a que très peu de contexte de conflit. C’est un récit initiatique en fait. Le jeune va aller à une certaine quête de sagesse [...], le merveilleux et l’humour viennent alléger le contexte », affirme Mario T. Bolduc.

Édition
En entrevue, Mario T. Bolduc démontre son amour pour les livres, qui va jusqu’au domaine de l’édition. Un microprogramme universitaire en édition, donné par l’Université de Sherbrooke, lui a permis de comprendre le livre de A à Z, de l’écriture à la signature du contrat d’édition, en passant par la manière dont il faut vendre son livre une fois publié. « Un produit culturel comme un livre, ça ne se vend pas comme une canne de petits pois. Ça n’a pas la même durée de vie », exprime-t-il.

Il profitera donc de la rentrée littéraire de l’automne pour présenter son roman dans les différents salons du livre. S’il regrette ne pas pouvoir être présent à celui de Saguenay, Mario T. Bolduc promet quand même de venir prochainement faire une séance de dédicaces en personne dans sa région natale.