Saguenay veut créer des liens entre le milieu des affaires et celui de la culture.

Marier les arts et les affaires

Saguenay veut favoriser le maillage entre le milieu des arts et celui des affaires. L’idée est de créer des contacts entre ces deux domaines que l’on considère parfois comme opposés, mais qui ont le potentiel d’être complémentaires.

Ce désir de créer des liens entre ces milieux dépasse le simple mécénat. Il s’agit d’instaurer un lieu d’échange entre des personnes qui gagnent leur vie en faisant preuve de créativité et qui ne se côtoient pas souvent.

Une première activité a eu lieu, au début du mois d’avril, à l’Hôtel Chicoutimi. Cette soirée a été inspirée par le projet Culte C, qui a germé dans la tête des dirigeants de l’Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Elle réunissait près de 70 personnes issues du monde des affaires et de la culture, qui ont assisté à six conférences.

Innovation

Ces rencontres, faites dans le cadre du projet Maillage Arts-Affaires, ne sont que le commencement. Une personne a été engagée à Saguenay et travaille à temps plein sur le dossier.

Pour le conseiller et président de la Commission des arts et de la culture, Jonathan Tremblay, le but de ce nouveau programme est de généraliser les pratiques liées à l’innovation dans les différentes sphères de la ville.

Les élus et les fonctionnaires de Saguenay joueront donc le rôle d’entremetteurs, pour créer des matchs parfaits. « Quand on parle aux gens, ils se montrent souvent intéressés par l’idée. Il faut juste créer le contact », explique-t-il, persuadé de voir les retombées de ce programme dans les prochains mois.

L’influence des milieux devra aller dans les deux directions. Si, par exemple, le programme Maillage Arts-Affaires caresse comme objectif de voir des entrepreneurs s’impliquer bénévolement dans les organismes culturels, il est aussi question de créer un milieu de vie stimulant pour la population.

« On parle souvent de la pénurie de main-d’oeuvre, rappelle Jonathan Tremblay. La vie culturelle peut être un argument valable pour attirer des travailleurs dans la région. Ça permet de créer un sentiment d’appartenance. C’est une nouvelle façon de répondre aux changements qui se produisent. »