Intitulée Le loup, cette oeuvre réalisée par Marie-France Boivin témoigne de son amour pour les animaux.

Marie-France Boivin expose à Alma

Après avoir présenté une exposition réunissant des oeuvres de Florent Robertson, la bibliothèque municipale d'Alma prête un espace à sa conjointe, Marie-France Boivin.
À compter du 12 décembre, cette artiste originaire de Mashteuiatsh montrera une vingtaine de tableaux réalisés à l'acrylique, dont une bonne part ont été créés récemment.
Elle qui participe à plusieurs symposiums chaque année, qui est membre du Regroupement des artistes et artisans de Roberval, est heureuse de revenir dans ce lieu pour une deuxième fois. « Maintenant, c'est plus le fun parce qu'il y a un mur dédié aux arts visuels. Notre travail ressort davantage », a-t-elle souligné à l'occasion d'une entrevue accordée au Quotidien.
Souvent, la Jeannoise trouve l'inspiration près de chez elle, ce que reflétera le contenu de l'exposition. Une visite à Val-Jalbert a mené à la production d'un tableau laissant voir une maison centenaire, alors que d'autres oeuvres découlent de sa fréquentation du Zoo sauvage de Saint-Félicien. Il faut dire que les animaux constituent l'un de ses sujets de prédilection.
« C'est ce que je trouve le plus difficile à faire. Je dois travailler fort pour faire ressortir les muscles à la bonne place, puisque chaque animal possède une définition de corps qui est propre à lui. Les poils sont différents, aussi, mais j'aime m'attarder aux détails, aux formes », fait observer Marie-France Boivin.
Bien qu'elle privilégie l'art figuratif, il lui arrive de faire dans l'abstraction, comme le démontre l'un de ses tableaux complétés dans les derniers mois. « Des fois, il faut que je me lâche "lousse", que je réalise une expérience différente de ma production habituelle. C'est comme ça que j'ai fait quelque chose qui ressemble à une rivière à l'automne. C'est un peu flou », décrit l'artiste.
Elle peint depuis une vingtaine d'années et la plupart du temps, c'est à partir de photographies captées au gré de ses déplacements. Elles lui servent de guide, mais plus les années passent, plus le résultat final diffère de l'image originale. « Je sens une évolution dans mon travail. Ça devient plus personnel. Au lieu de reproduire une scène à l'identique, j'ajoute des détails », indique Marie-France Boivin, dont l'exposition prendra fin le 15 janvier.