Retenue en France bien malgré elle, la soprano Marie-Ève Munger ne pourra pas chanter à la chapelle Saint-Cyriac, le 31 mai. Elle a toutefois confirmé sa présence dans un an.
Retenue en France bien malgré elle, la soprano Marie-Ève Munger ne pourra pas chanter à la chapelle Saint-Cyriac, le 31 mai. Elle a toutefois confirmé sa présence dans un an.

Marie-Ève Munger à Saint-Cyriac, mais en 2021

Voici une mauvaise et une bonne nouvelle, au sujet du Comité des spectacles de la chapelle Saint-Cyriac. La mauvaise, c’est que la soprano Marie-Ève Munger ne pourra pas se produire à Lac-Kénogami, le 31 mai. Les circonstances étant ce qu’elles sont, elle doit demeurer dans la région parisienne, où se trouve sa résidence. La bonne nouvelle, c’est que les mélomanes qui auraient aimé l’entendre dans le contexte d’un récital pourront se reprendre dans un an.

« Il s’agissait du dernier concert de notre dixième saison, mais Marie-Ève nous a confirmé qu’elle chanterait à Lac-Kénogami à la fin du mois de mai 2021. Elle fera donc partie de la prochaine programmation, qui comprendra cinq événements. Il manque juste deux confirmations et comme d’habitude, nous lancerons la campagne d’abonnement en août ou en septembre », a signalé la présidente du comité, Sylvie Brassard, lors d’une entrevue accordée au Progrès.

Le premier rendez-vous de la saison 2020-2021 est prévu pour le 11 octobre et mettra en vedette une autre chanteuse renommée, la soprano Suzie LeBlanc. Bien sûr, le comité devra se conformer aux exigences de la santé publique, lesquelles restent à préciser. Tout laisse croire que la capacité d’accueil des salles de spectacle sera revue à la baisse, une perspective qui n’effraie pas la présidente.

« On peut le faire, le deux mètres, quitte à accueillir 75 personnes dans une salle qui pourrait en contenir 200. Puisqu’il n’y a plus de bancs dans la chapelle, nous avons la possibilité de déplacer les chaises afin de respecter la norme. Il n’est pas écarté, non plus, que nous tenions deux séances afin de répondre à la demande. Il y en aurait une l’après-midi et une autre en soirée », laisse entrevoir Sylvie Brassard.

Son optimisme s’appuie sur la popularité de cette série, qui, depuis sa création, fait le plein de spectateurs. Il n’est pas rare qu’elle affiche complet, en effet, même si on met de côté quelques billets à l’unité pour ceux qui ne sont pas abonnés. « Nous parvenons à faire un profit, alors que notre budget s’élève à 15 000 $ par année. Cette crise a des conséquences dramatiques sur la culture, mais nous allons trouver des solutions », assure la présidente.