Jusqu'au 25 février, le public est convié au Mariage de Diogène. La nouvelle production du Théâtre du Faux Coffre permet d'être témoin de la préparation au mariage du Clown noir interprété par Martin Giguère.

Mariage réussi pour Diogène

Une cinquantaine de personnes ont répondu à l'invitation au mariage de Diogène, mercredi soir. Pour la plupart parés de leurs plus beaux atours, certains tenant même un cadeau de noce entre leurs mains, les invités se sont installés dans la salle Murdock du Centre des arts et de la culture de Chicoutimi, ne sachant trop à quoi s'attendre, mais convaincus qu'ils n'assisteraient pas à une cérémonie de mariage traditionnelle. Après tout, un Clown noir demeure un Clown noir, même le jour de son mariage.
Avant même d'entrer dans la salle, l'appel des invités, comme le veut la tradition chez les Clowns noirs, a permis de découvrir que les spectateurs avaient embarqué à pieds joints dans la nouvelle proposition du Théâtre du Faux Coffre. Ils étaient invités à faire un effort vestimentaire et à offrir des cadeaux de noces. Les cravates et les robes étaient à l'honneur. 
Quelques minutes plus tard, sur scène, quelques mots ont suffi pour que Diogène confirme qu'il était toujours célibataire. Toutefois, il était bien déterminé à se marier le soir même, dans le cadre de ce nouveau spectacle solo des Clowns noirs. Pendant un peu moins de deux heures, Diogène allait se préparer pour la cérémonie. 
Le personnage interprété par Martin Giguère a d'abord dressé le bilan de ses amours. Puis, à travers la lecture de différents textes issus d'un passé lointain, il a démontré l'importance d'une bonne préparation au mariage en cinq étapes, tout sauf simples. 
Diogène est seul sur scène pour la majeure partie de la représentation. Assis à une table, il est entouré des quelques écrits qu'il utilise, d'un projecteur et d'un écran, ainsi que d'une étagère qui lui permet d'exposer les cadeaux reçus du public. (Mercredi soir, il a déballé une brosse à toilette, des verres Molson Export, une bouteille de vin, quelques livres, un vase, un masque, une figurine et un collier destiné à sa future épouse.)
Quelques sons, un projecteur et des accessoires de carton complètent le tableau. Mais Diogène n'a pas besoin de plus. Assis sur sa chaise, il ponctue ses lectures en battant le rythme des mots de sa main expressive. Tout au long de la représentation, il parvient à maintenir la cadence et les rires. Il se sert des écrits qui datent du 19e siècle, ou de son enfance, pour habilement entraîner le public dans son univers. 
Diogène répétera l'exercice à quelques reprises, au cours des prochains jours. Le Mariage de Diogène est présenté du mercredi au samedi, jusqu'au 25 février, à 20 h, à la salle Murdock du Centre des arts et de la culture de Chicoutimi. Le coût d'entrée est de 20 $ et de 16 $ pour les étudiants. Toutefois, les spectateurs qui font un effort vestimentaire, ainsi que ceux qui offrent un cadeau de mariage, ont droit à une réduction de 2 $ sur le prix du billet. www.fauxcoffre.caiogène