Richard Cusson, Marc Deschênes, Andréa Martin et Luc Beauchemin font partie des musiciens et danseurs qui se produiront le 16 juin à 19h, à l’hôtel La Saguenéenne de Chicoutimi. On y entendra pour la première fois des compositions de Marc Deschênes, à la faveur d’un concert dont les profits seront versés à la Société canadienne du cancer.

Marc Deschênes, dentiste et compositeur

Il y a plein de beau monde associé au premier spectacle créé par Marc Deschênes. Baptisé Risorius et présenté le 16 juin, à 19h, à l’hôtel La Saguenéenne de Chicoutimi, cet événement réunira des membres de l’Ensemble Talisman, des danseuses et des chorégraphes de la troupe Les Farandoles, ainsi que Richard Cusson, qui a dirigé l’orchestre du Festival de la chanson de Saint-Ambroise pendant si longtemps.

Le plus étonnant est que ces personnes ont investi beaucoup d’énergie dans un projet porté par un homme qui possède peu d’antécédents dans le monde artistique. Dentiste de profession, Marc Deschênes possède toutefois un vif désir de s’exprimer par le biais de la musique. Dès l’enfance, il a fait l’apprentissage du violon, avant de bifurquer vers l’orgue, puis le piano. C’est de ce dernier instrument, fréquenté plus assidûment depuis trois ou quatre ans, que ses compositions ont vu le jour.

«Je me suis mis à jouer plus souvent, et tout est sorti en même temps. J’ai réalisé que j’avais des airs dans ma tête, un peu comme des musiques de film, et j’ai créé une vingtaine de pièces instrumentales à partir desquelles le spectacle a été construit. Elles s’appuient sur des expériences de vie», a-t-il confié, mardi, lors d’une d’entrevue accordée au Progrès.

Très tôt, l’idée de produire un spectacle lui est apparue comme une évidence. La violoniste Jessy Dubé a été mise dans le coup, tout comme Richard Cusson, Les Farandoles et L’Ensemble Talisman. «Je trouvais ses musiques originales, inhabituelles. Ce ne sont pas des choses qu’on entend souvent. Je les comparerais à du semi-classique, à ce que fait un type comme Yanni», énonce Richard Cusson.

De son côté, le directeur artistique de L’Ensemble Talisman, Luc Beauchemin, a trouvé une parenté avec certaines des pièces enregistrées par cette formation classique, notamment sur l’album Dix réflexions.

«J’ai fait les arrangements pour les cordes. Les musiques de Marc sont très plaisantes. Parfois, en les écoutant, on entre dans une sorte de méditation», fait-il observer.

Cinq des compositions de Marc Deschênes ont inspiré des chorégraphies élaborées par Sophie Nadeau et Andréa Martin, des Farandoles. Elles seront livrées pour la première fois le 16 juin, avec la collaboration de trois interprètes faisant partie de la relève en danse contemporaine. «Nous allons refléter ce que Marc voit dans ses pièces. Nous travaillons là-dessus depuis un an», rapporte Andréa Martin.

Elle et ses camarades feront d’une pierre deux coups, puisque le spectacle aidera aussi à financer les activités de la Société canadienne du cancer. Les billets sont vendus au coût de 45 $, tandis qu’une version VIP, laquelle comprend un coquetel et des bouchées dégustées à la fin de la soirée, est disponible en retour d’une somme de 75 $. La réponse se révèle encourageante, tellement qu’on attend 300 personnes à La Saguenéenne.

«J’ai vraiment hâte de concrétiser la vision que j’ai depuis tant d’années, une vision que reflète le travail effectué dans les répétitions. Les personnes qui viendront nous voir vivront une expérience remplie d’émotions», assure Marc Deschênes.

Pour que tout soit parfait, il aurait fallu que l’album enregistré par les musiciens soit déjà disponible, mais il restait trop d’étapes à franchir, d’arrangements à peaufiner. Peut-être aux Fêtes, avance le dentiste, qui précise que risorius est le nom du muscle du sourire.