Qui pourrait s’imaginer que cette oeuvre de Manon LeClerc, Orange soleil, a été réalisée à l’aide de crayons de couleur ? Elle sera présentée à compter du 1er mars, dans le cadre d’une exposition collective organisée par l’association Artistes et artisans en arts visuels de la MRC Maria-Chapdelaine.

Manon LeClerc et ses drôles de natures mortes

Manon LeClerc a raison. Lorsqu’on examine ses dessins, on ne réalise pas qu’ils ont été créés à l’aide de crayons de couleur, un outil qu’elle privilégie depuis plus de dix ans. Ce ne sont pas des crayons de cire ni des Prismacolor, plutôt des crayons destinés aux artistes, mais quand même. L’effet produit par ces œuvres est envoûtant, entêtant.

C’est le cas pour les deux tableaux qu’elle accrochera à compter du 1er mars, jour du vernissage de l’exposition collective de l’association Artistes et artisans en arts visuels de la MRC Maria-Chapdelaine (AAAV). Accessible à tous, à compter de 17 h, cet événement aura lieu dans le foyer de la Salle de spectacles Desjardins-Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini.

En plus de ses dessins, on y verra des sculptures de Michel Lalancette, des tableaux en bois de Ghislain Roberge, ainsi que des peintures et des aquarelles émanant de Jocelyne Rousseau, Louisette Pellerin, Diane Rousseau, Diane Martin, Brigitte Rousseau, Carole Lepage, Huguette Hudon, Angèle Gosselin, Dyane Girard et Louizel Coulombe. Elles seront présentées jusqu’au 29 avril.

Manon LeClerc

« Ce sera notre deuxième exposition à cet endroit, depuis l’automne. Nous en organisons depuis l’ouverture de la salle, mais la différence est que cette année, elles donnent lieu à un vernissage, qu’on les publicise davantage. La dernière fois, il est venu une centaine de personnes et le rayonnement a été si grand que nous avons recruté deux ou trois membres, ce qui a porté le total à 26. Ça a assuré la relève », a noté Manon LeClerc mardi, lors d’une entrevue accordée au Quotidien.

Comme les autres participants, elle a respecté la règle imposée par l’AAAV, soit de ne soumettre que des œuvres nouvelles. Les siennes, qui ont pour titres Orange soleil et Le fou du roi, lui apparaissent comme des natures mortes. Or, c’est un genre qui lui sourit, puisque cette femme préfère les objets aux êtres vivants. Du moins, dans le contexte de son art.

« J’aime les vieux objets, ce qui constitue peut-être une déformation professionnelle, puisque je suis conseillère en gestion documentaire à la Société d’histoire et de généalogie de la MRC Maria-Chapdelaine. J’aime aussi les natures mortes et celles-ci représentent une fleur en gros plan, de même que des cartes à jouer, un roi de carreau et un joker », précise l’artiste.

Chaque œuvre requiert de 200 à 300 heures de travail, ce qui explique que sa production soit limitée. Loin d’être découragée par un tel investissement, toutefois, Manon LeClerc y voit un exutoire, autant qu’un moyen d’exprimer sa créativité. « C’est zen et ce médium me permet de montrer la plupart des choses qui me passent par la tête », lance-t-elle en riant.