Lydia Képinski a hâte de se rendre à L’Anse-Saint-Jean pour chanter et découvrir le village, elle qui sera en spectacle le 23 août à 21h, au Bistro de L’Anse .

Lydia Képinski en mode découverte

Si vous voulez faire plaisir à Lydia Képinski lorsqu’elle chante à l’extérieur de Montréal, offrez-lui des produits du terroir. La jeune femme est en mode découverte, en effet, et pas juste au plan musical. Profitant du fait que sa carrière l’amène aux quatre coins de la province depuis quelques années, elle réalise que la culture québécoise se mange autant qu’elle se voit et s’entend.

«Comme bien des gens de Montréal, plus jeune, j’ai été partout dans le monde, sauf au Québec. C’est pourquoi j’aime faire de la tournée. Je trouve ça fascinant de découvrir les régions et de goûter à leurs produits. Je veux tout essayer et je dis aux personnes de L’Anse-Saint-Jean de ne pas se gêner quand j’irai là-bas», a mentionné l’artiste au cours d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès.

Elle fait allusion au spectacle qui sera présenté le 23 août à 21h, au Bistro de L’Anse. Accompagnée de quatre musiciens, Lydia Képinski offrira des extraits de l’album Premier juin, sorti en 2018, et des interprétations se moulant aux versions remixées dévoilées il y a quelques semaines. Celles-ci lui ont fourni l’occasion de rebrasser les cartes, un an après le début de sa tournée.

«Nous avons revu le spectacle parce que nous le voulions plus dansant. Nous avions le goût de laisser tomber les barrières et c’est pourquoi à L’Anse-Saint-Jean, je mélangerai habilement le mode original et le mode remix. Depuis que nous avons effectué ce changement, je constate que les personnes plus âgées restent assises, peut-être parce qu’elles sont plus analytiques. Quant à celles de mon âge, elles aiment danser», fait remarquer la chanteuse d’un ton guilleret.

Dans un monde idéal, elle arriverait un jour plus tôt, histoire de prendre le pouls de la communauté qui s’apprête à l’entendre. On la sent fascinée par le caractère changeant du public, le fait que d’un soir à l’autre, ses réactions diffèrent. «Ça représente pas mal de nouveauté à apprivoiser en peu de temps. Et comme les gens me réservent des surprises, qu’il arrive souvent des choses inattendues, je me laisse le plus de liberté possible lorsque je suis sur la scène», énonce Lydia Képinski.

Néanmoins, le moment approche où elle devra retourner en elle-même, loin des réflecteurs, afin de préparer le prochain album. Parce que d’ici à l’automne, il ne reste qu’une poignée de spectacles, dont une première vraie sortie à Paris qui ne sera ni de la promo, ni un «showcase» intégré à la programmation d’un festival. Un moment important avant la prochaine phase d’écriture, amorcée en pointillé.

«Tous les jours, je travaille là-dessus. Des chansons sont entrées dans un processus de fermentation et déjà, je possède suffisamment de matériel pour produire un album plus gros qu’un EP, mentionne Lydia Képinski. Je constate aussi que plusieurs de mes nouveaux textes évoquent la religion. Notre génération est en quête de spiritualité et dans les grands textes religieux, on trouve des vérités millénaires, des vérités intéressantes.»