Voici Louis Tremblay dans son atelier, devant l’une de ses toiles favorites. Elle a été inspirée par la fille de Vanessa Paradis et de Johnny Depp, Lily-Rose Depp.

Louis Tremblay et les femmes de sa vie

Des dizaines de femmes cohabitent avec Louis Tremblay et sa conjointe, depuis quelques semaines. Toutes sont jeunes, jolies et célèbres, mais aucune ne mettra le couple en danger, puisqu’il s’agit des sources d’inspiration du peintre chicoutimien. Ce sont elles qui meubleront les murs du Bistro Café Summum de La Baie à compter du 19 juin, à l’occasion d’une exposition solo baptisée Le portrait contemporain sur grand format.

Tous sont invités au vernissage, tenu en début de soirée. Quant aux personnes qui ne pourront s’y rendre, elles auront deux jours pour découvrir les oeuvres réalisées dans la dernière année. Une vingtaine de tableaux seront présentés et l’artiste mise sur eux pour frapper les esprits. «Je suis fier de cette exposition, qui aura lieu dans des conditions professionnelles. Comme je ne suis pas du genre à attendre qu’une galerie m’appelle, j’ai décidé de créer l’événement», a-t-il confié lors d’une entrevue accordée au Progrès.

L’exposition de La Baie sera sa deuxième après celle qui avait été organisée dans une maison modèle de Chicoutimi, l’an passé. Le lieu n’était pas habituel, mais l’ouverture avait été très fréquentée, ce qui l’a encouragé à persister. D’autres portraits ont vu le jour, des oeuvres qui, la plupart du temps, témoignent de son goût pour les grands formats.

Ce tableau intitulé Love illustre la façon de travailler de Louis Tremblay. La bouche et les yeux sont ceux de Kate Moss, tandis que le reste du visage est le fruit de son imagination.

«Je suis du genre à prendre les choses en grand, dans la vie, et j’aime le geste, l’ampleur des mouvements que je peux exécuter sur la toile. Il m’arrive aussi de lancer de la peinture», décrit Louis Tremblay.

Travail oblige, il peint le soir ou la nuit dans un atelier aménagé au sous-sol de sa résidence. C’est son terrain de jeu, un espace à la fois ludique et créatif où le dessinateur industriel retrouve l’esprit qui l’animait pendant ses études à l’Université du Québec à Chicoutimi, où il a complété un baccalauréat en arts.

Après un long détour, la vie l’a ramené sur cette voie, des retrouvailles qui remontent à cinq ans. Il a suffi d’un projet modeste, la production d’une copie afin de décorer un salon, pour que l’étincelle jaillisse à nouveau. «J’ai eu la piqûre», résume l’artiste, avant de raconter que ses rencontres avec les vedettes passent d’abord par le regard. Il s’applique à le reproduire à l’acrylique, quitte à ajouter un soupçon d’aquarelle «pour suggérer le côté hypnotique».

S’il affiche une préférence pour les visages féminins, il arrive que Louis Tremblay s’attaque à un sujet masculin, comme sur ce tableau représentant Michael Jackson.

D’autres fois, c’est la bouche qui prend forme en premier, mais une fois complétée, le Chicoutimien s’autorise toutes les libertés. Qu’il s’agisse de Kate Moss ou de P!nk, c’est sa vision à lui qui est exprimée, ce que les visiteurs remarqueront également sur la série de six toiles exposées à La Baie. «Cette fois, j’ai produit des visages qui n’existent pas. Lorsqu’elles seront l’une à côté de l’autre, on verra une progression», annonce Louis Tremblay.