Louis T. présentera son premier one man show Objectivement parlant à Jonquière, sa ville natale, le 25 mars prochain.

Louis T. de retour chez lui

Entre une première médiatique à Québec le 22 mars, puis une autre à Montréal le 28, Louis T. se produira devant le public de sa région natale. Le 25 mars, l'humoriste montera sur la scène de la Salle Pierrette-Gaudreault du Mont-Jacob avec son premier one man show Objectivement parlant. L'événement aura une signification particulière pour le Jonquiérois d'origine, qui offrira pour une première fois un spectacle complet au Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Quand il a quitté le Saguenay il y a 13 ans, Louis T. avait un but précis en tête : faire de l'humour. Celui qui étudiait en administration à l'UQAC a tout laissé tomber pour suivre un rêve dont lui-même ignorait l'existence quelque temps auparavant.
« Quand tu n'es pas heureux à 21 ans, tu dois faire des changements. C'est le temps », explique-t-il.
Il est parti à Montréal où il a fait son entrée à l'École nationale de l'humour deux ans plus tard. « Je ne savais même pas c'était quoi l'humour. Je remercie encore ceux qui ont vu en moi un potentiel ! J'en suis très reconnaissant. »
Depuis, l'humoriste a participé à de nombreux projets. Louis T. coanime notamment l'émission politico-humoristique Selon l'opinion comique à MAtv. Il est également l'un des collaborateurs réguliers à l'émission Entrée principale à Radio-Canada télé et a été chroniqueur à BazzoTV.
« J'ai toujours été passionné de radio et de télé. C'est la communication ma passion. Le meilleur véhicule que j'ai trouvé pour passer mes messages, c'est l'humour. »
Il est maintenant prêt à présenter un spectacle d'une heure trente à travers la province.
« Les gens qui me connaissent par la télé et la radio ne seront pas dépaysés. Dans mon spectacle, je traite de sujets parfois graves, mais j'essaie de les rendre drôles. C'est ma vision de l'actualité. Il y a un gros travail de recherche dans mon spectacle », assure celui qui traitera notamment de terrorisme, du système de santé, des armes à feu, de la religion, de la politique, de la corruption et d'autres sujets encore.
Monter un tel spectacle demande beaucoup de temps. Celui qui a notamment collaboré à l'écriture du premier one man show de François Bellefeuille a tout de même choisi de travailler seul.
« Je travaille seul, mais je ne devrais pas ! Je travaille trois fois plus et je souffre trois fois plus. J'avais besoin de le faire seul. Pour le prochain, je vais m'entourer. Je réalise maintenant l'ampleur du travail », assure celui qui est aussi jeune papa.
« J'ai eu mon fils en même temps que j'écrivais mon one man show et que j'ai reçu mon diagnostic d'Asperger. Ç'a été une grosse année », convient-il.
Il n'en changerait tout de même rien. « Quand j'ai su que j'étais Asperger, ç'a m'a beaucoup soulagé. Ç'a contribué à la mise en scène du spectacle. En fait, ç'a lui a même donné un sens. J'ai reçu tellement de messages de gens que ç'a aidés. Ce n'est que du positif. Ç'a m'a aidé à me comprendre et ç'a aidé les gens à me comprendre. Ç'a changé le regard des autres et je l'aime bien ce nouveau regard. Je me sens compris, pas ostracisé. Je continue de parler de mon syndrome pour les autres, pour la cause. »
Projets
L'année 2017 s'annonce elle aussi fort chargée pour l'humoriste. En plus de son one man show, il anime Vérités et conséquences avec Louis T. sur Tou.tv et poursuit sa collaboration à Gravel le matin sur les ondes de Ici Radio-Canada Première. « Je ne veux pas voir tout ça, ça me fait faire de l'anxiété », affirme-t-il en souriant.
Les nombreux engagements ne l'empêchent tout de même pas d'avoir d'autres projets. Il rêve notamment à sa propre émission de télévision. Pour l'instant, toutefois, il se concentre sur son one man show, notamment son passage à Jonquière.
« Ce sera émotif quand même puisque j'ai quitté la région pour aller faire de l'humour et là, je viens présenter mon spectacle. Jouer devant ma mère, les amis de ma mère et mes amis, ça ajoute une petite couche de stress. Au Saguenay, je ne peux pas mentir. Les gens me connaissent. »