L’Ordre du Bleuet reporte son 11e gala à l’an prochain

Tout était prêt en vue du 11e gala de l’Ordre du Bleuet, un événement qui devait se dérouler le 30 mai, à la Salle Michel-Côté d’Alma. Les dix lauréats avaient été avisés, les commanditaires s’étaient engagés et l’équipe chargée de préparer l’événement planchait sur le scénario, l’animation et les questions techniques. Il a toutefois suffi d’un virus pour enrayer la machine, ainsi que l’a confirmé la présidente du conseil d’administration, Diane Boily, au cours d’une entrevue accordée au Quotidien.

« La décision a été prise mercredi dernier, lors d’une conférence téléphonique. C’est décevant, mais à l’unanimité, nous avons reporté le gala au 5 juin 2021, toujours dans la même salle, a-t-elle mentionné. Comme on ne sait pas à quel moment la pandémie va prendre fin, nous n’avons pas eu le choix. Nous tenons toutefois à honorer nos lauréats. »

Rappelons que deux personnes verront leur contribution à la vie culturelle du Saguenay-Lac-Saint-Jean soulignée à titre posthume, soit l’humoriste Dominique Lévesque et l’ancienne directrice du Théâtre du Saguenay, Françoise Desbiens. La liste est complétée par Jean-Jules Soucy, David Ellis, Roger Lajoie, Roger Langevin, Harold Bouchard, Aurélien Boivin, Jean-Marie Tremblay, ainsi que la soprano Marie-Ève Munger.

« Tout le monde a été avisé et la seule qui ne réside pas au Québec est Marie-Ève Munger. Cette année, elle était sûre de venir parce que son horaire comprenait un concert donné dans la région. Nous espérons l’accueillir en 2021 », affirme la présidente.

Un autre choix effectué par le conseil d’administration fut de ne pas allonger la liste des lauréats en vue de la prochaine édition. La question s’est posée parce que chaque année, des noms sont ajoutés à la suite d’un rigoureux processus de sélection. Deux facteurs ont toutefois milité en faveur du statu quo. L’un d’eux tient à la durée du gala, qu’on a souhaité maintenir à deux heures. L’autre se rapporte à des considérations budgétaires.

« Ajouter ne serait-ce que cinq noms, ça nécessiterait trois heures, ainsi qu’un entracte. Il faudrait également investir de 4000 $ à 6000 $ supplémentaires, alors que le coût d’une édition s’établit déjà à 30 000 $. Ça allait bien de ce côté, cependant. Il nous restait seulement quelques commanditaires à relancer, ce que nous ferons à l’automne », rapporte Diane Boily.