Directeur artistique du Choeur Amadeus, Pierre Lamontagne affirme que le concert présenté dimanche, à Arvida, constituera une première pour cette formation parce qu’elle interprétera deux des six cantates formant l’Oratorio de Noël de Bach.

L’Oratorio de Noël, le prochain défi du Choeur Amadeus

Le Choeur Amadeus mettra un terme aux activités destinées à souligner son 75e anniversaire, le 3 décembre. Puisque l’occasion est exceptionnelle, c’est une oeuvre tout aussi remarquable qui sera interprétée pour la première fois par cette formation, à l’occasion d’un concert tenu à 14 h, en l’église Saint-Mathias d’Arvida.

« Comme c’est notre rôle d’aborder le grand répertoire choral, nous ferons deux des six cantates formant l’Oratorio de Noël de Jean-Sébastien Bach. Ça représente un défi important parce que cette oeuvre comprend des choeurs assez costauds », a souligné le directeur artistique Pierre Lamontagne jeudi, à l’occasion d’une entrevue accordée au Quotidien.

Toute la première partie sera mobilisée par l’Oratorio, dont le texte en allemand sera remplacé par une version française signée Paul Collin. Ce choix n’a pas pour objet de faciliter le travail des interprètes. C’est pour permettre aux spectateurs de mieux comprendre ce qu’a voulu exprimer Bach qu’on a fait une croix sur la version originale.

Les 60 membres du Choeur Amadeus seront épaulés par 15 musiciens parmi lesquels on retrouve des professionnels, ainsi que des étudiants avancés. Ils planchent sur l’oeuvre depuis la rentrée, ce qui leur a permis d’aplanir - ou de déjouer - de nombreux obstacles. « Le problème vient des mélodies superposées, entre autres. Il y a de grandes phrases avec plein de fioritures et c’est rapide, vif et léger », fait observer Pierre Lamontagne.

Il précise que la narration sera assurée par Christian Ouellet et Marie-Pier Lamontagne et laisse entendre que d’autres tranches de l’Oratorio pourraient être abordées dans les prochaines années. « Si les gens aiment ça, il serait intéressant de poursuivre l’exploration de cette oeuvre », mentionne le directeur artistique.

Une période faste

Au retour de la pause, le public aura droit à un concentré d’airs traditionnels du temps des Fêtes. Tous les classiques défileront, y compris Les anges dans nos campagnes, Sainte Nuit et Minuit, chrétiens. « Le public aime entendre ces pièces à l’occasion de notre concert de Noël. Quand on ne les fait pas, on sent qu’il manque quelque chose pour répondre complètement à ses désirs », indique Pierre Lamontagne, en substance.

Lui-même s’est fait violence au moment d’inclure l’un de ces titres. Il s’agit d’Étoile d’amour, une composition à lui destinée au petit choeur de l’ancienne paroisse Sainte-Cécile de Kénogami, dont il assurait la direction. Depuis que l’Alliance chorale l’a publiée en 1994, sa popularité a rayonné au-delà des frontières du Québec.

« On la joue partout, y compris en Europe, ce qui constitue une heureuse surprise pour moi, confie le patron du Choeur Amadeus. Malgré tout, je ne souhaitais pas l’intégrer dans le concert de Noël cette année, mais j’ai dû tenir compte de la réaction des membres du choeur, ainsi que des spectateurs. Ils sont déçus quand on ne reprend pas l’Étoile d’amour. »

Toujours à propos du rendez-vous de dimanche, il signale que le prix des billets s’élève à 20 $ l’unité et espère qu’au moins 400 personnes se rendront à l’église Saint-Mathias. Ce serait une belle façon de clore les fêtes du 75e. « Nous sommes engagés dans un cycle intéressant. Nos membres sont très engagés et l’ambiance est vraiment bonne. C’est comme une famille », se réjouit Pierre Lamontagne.