Neuf projets ont été présentés aux membres du jury composé de professionnels du milieu dans le cadre de la session de pitch Micro-budget Téléfilm Canada.

L'occasion de créer des contacts

Pour le public, REGARD, c'est une multitude d'activités et de projections en salle. Pour les gens de l'industrie, c'est aussi une occasion à saisir pour créer des contacts.
Chacune des neuf équipes disposait de 20 minutes pour présenter son projet de long métrage devant le jury.
Dan Karo est responsable du Marché du court de REGARD.
Le Marché du court compte plusieurs ateliers et rencontres pour les professionnels qui viennent de partout. Pendant quatre jours, institutions, producteurs, distributeurs, programmateurs, acheteurs et cinéastes d'ici et d'ailleurs sont réunis à Saguenay. 
Dan Karo, responsable du Marché du court de REGARD, confirme l'importance de cette portion du festival. 
«REGARD accueille beaucoup de gens d'ailleurs. L'idée, c'est de provoquer des rencontres, des échanges. Cette année, on reçoit une vingtaine de personnes de l'international, notamment cinq acheteurs et 13 programmateurs. Tout ça, c'est sans compter toutes les personnes qui viennent d'ailleurs au Québec. C'est une occasion importante. Si les gens viennent, c'est qu'ils ont entendu parler du festival. Ils veulent être là. REGARD attire et le Québec est reconnu internationalement pour son cinéma en tout genre», affirme celui qui est également programmateur du Festival du nouveau cinéma de Montréal.
La 21e édition de REGARD a attiré des programmateurs de partout dans le monde notamment de la Corée du Sud, de la France, de l'Italie, de la Colombie, de la Belgique, de l'Allemagne et de l'Autriche. 
«Ces gens-là sont ici pour préparer la programmation de leurs festivals. Ils sont à la recherche de films et souhaitent faire des rencontres.»
Chaque jour, de 9 h à 17 h, maintes activités sont organisées dans le cadre du festival afin de favoriser les échanges. La programmation compte notamment des ateliers de formation sur la réalité virtuelle, des rencontres avec des cinéastes reconnus, des tables rondes avec des artisans du milieu, des rencontres avec les programmateurs et les distributeurs, des échanges entre professionnels, et d'autres activités encore. 
Vendredi matin, le petit déjeuner pro a attiré quelque 120 personnes. Programmateurs, distributeurs, producteurs et autres artisans du milieu étaient réunis à l'Hôtel Chicoutimi. « Toute l'industrie est présente pour rencontrer des gens et échanger autour d'un café et d'un croissant », souligne Dan Karo.
250 000 $
Vendredi midi, la fébrilité était palpable dans une salle multifonctionnelle de l'Université du Québec à Chicoutimi. Pour une deuxième année consécutive, Téléfilm Canada allait octroyer un montant de 250 000 $ à une équipe issue du monde du court métrage désireuse de réaliser son premier long métrage. 
Neuf projets de films francophones ont été présentés devant un jury et un public de professionnels dans le cadre de la Session de pitch Micro-Budget Téléfilm Canada. Chaque équipe disposait de 20 minutes pour convaincre le jury de choisir son film. Chaque projet a été préalablement sélectionné par Téléfilm Canada, après avoir été soumis par différentes organisations de la province et du Nouveau-Brunswick. Le programme vise à encourager l'utilisation par des cinéastes émergents de nouvelles plateformes numériques de distribution.