Une auteure originaire de Saint-Fulgence, Nancy Gagnon, fait désormais partie du catalogue de Béliveau Éditeur. La maison établie à Boucherville a publié un premier ouvrage intitulé Journal d’une médium et entend sortir un roman jeunesse à la fin de l’année.

L’instinct de Nancy Gagnon l’a bien servie

Nancy Gagnon a bien fait de suivre son instinct. Déjà heureuse d’avoir soumis avec succès un roman jeunesse à Béliveau Éditeur, l’auteure originaire de Saint-Fulgence a eu l’idée d’envoyer ses trois premiers ouvrages, lesquels ont vu le jour entre 2011 et 2015. Formant une trilogie, ils décrivent son parcours en tant que médium, ce qui a tellement plu à l’éditrice Annabelle Boyer qu’elle a révisé le calendrier de publication sur-le-champ.

Au lieu de sortir le premier tome des aventures d’un adolescent confronté à des trous noirs, Maverick Bergeron, la maison établie à Boucherville a souhaité que la jeune femme revienne sur ses oeuvres passées : Ma montée vers le paradis, Journal d’une médium, Porteurs de lumière et Le Royaume des vivants. « J’ai fait un livre avec les trois en prenant le meilleur de chacun », a raconté la Saguenéenne il y a quelques jours, à la faveur d’une entrevue accordée au Progrès.

C’est ainsi que l’entrée de Maverick a été repoussée à la fin de l’année, tandis que Journal d’une médium est déjà disponible sur le site Web de Béliveau Éditeur. Son arrivée dans les librairies est prévue pour la fin de septembre, ce qui répond au voeu exprimé par Nancy Gagnon, qui tenait à participer à la prochaine édition du Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

« Je sais que ça intrigue les gens, ce qui se passe après la mort, mais je suis prête à répondre à toutes les questions. Mon objectif consiste à éveiller les gens. Tout le monde possède des facultés comme celles que j’ai pu développer. Le problème est qu’on a oublié leur existence », énonce l’auteure, qui nourrit également l’ambition d’écrire à temps plein.

« Montrer qui je suis »
Deux semaines ont suffi pour rédiger Journal d’une médium en respectant le plafond de 250 pages imposé par Béliveau Éditeur. « J’ai enlevé des choses qui se trouvaient dans les deux premiers tomes, mais il y a eu moins de coupures dans le troisième, que je considère comme mon chouchou. J’ai voulu montrer qui je suis afin que les lecteurs me prennent au sérieux », explique Nancy Gagnon.

La trilogie avait été publiée à compte d’auteure avec le concours des Éditions Première Chance. Le nombre de copies vendues a joué entre 100 et 300 par livre, alors que le tirage du nouvel opus s’élève à 1000 exemplaires. À cela, il faut ajouter les entrevues qui figurent à son agenda, dont quelques-unes à l’extérieur de la région, de même que sa participation à plusieurs salons d’ici le printemps.

« Même si je savais qu’elle aimait le paranormal, je ne me doutais pas qu’Annabelle Boyer serait intéressée par les livres formant ma trilogie. Elle a eu un coup de coeur pour le premier tome, Ma montée vers le paradis, journal d’une médium, puis a accepté ma suggestion de produire un condensé des trois », relate Nancy Gagnon, qui croit que son parcours offre l’occasion de découvrir une réalité qui échappe au commun des mortels.

L’histoire est celle d’une enfant traumatisée par la séparation de ses parents et le décès de quelques proches, une enfant hantée par la peur de la mort et de se voir abandonnée. « À l’adolescence, j’ai voulu mettre fin à mes jours. C’est à ce moment que j’ai ressenti quelque chose de gros, de positif aussi, une force supérieure qui m’a libérée de ma douleur. Je suis entrée à l’intérieur de moi et j’ai commencé à avoir des flashes de clairvoyance », mentionne Nancy Gagnon.

C’est à l’âge de 24 ans qu’elle a ressenti la présence des défunts, puis d’autres signes sont apparus, émanant d’un cousin disparu prématurément. « À partir de là, ça n’a pas arrêté. J’ai organisé des séances pour me tester. J’en fais encore aujourd’hui, mais moins souvent. Je consacre plus de temps à l’écriture.Mon rêve, c’est de sortir deux livres par année », confie la Saguenéenne.