Le président de l’Harmonie du Saguenay, Richard Perron, présente l’affiche annonçant le concert de ce soir, en compagnie de Joseph-Marie Bouchard. Il aura lieu en l’église Sacré-Coeur de Chicoutimi, où celui-ci oeuvre à titre bénévole.

L’Harmonie du Saguenay de retour à l’église Sacré-Coeur

Lointaine descendante de la Fanfare d’Arvida, fondée en 1930, l’Harmonie du Saguenay affiche de belles couleurs, ces temps-ci. Regroupant 44 membres, ce qui représente une hausse dont une partie du mérite revient aux efforts de recrutement effectués par l’entremise de Facebook, la formation dirigée par Jean-Simon Boulianne peut se targuer de couvrir toutes les tranches d’âge.

« Nous sommes agréablement surpris. Désormais, toutes nos sections sont complètes, les percussions autant que les bois et les cuivres », se réjouit le président du conseil d’administration, Richard Perron. C’est donc avec fierté que lui et ses camarades s’apprêtent à donner le premier de leurs deux concerts de Noël, un rendez-vous prévu pour 19 h 30 aujourd’hui, en l’église Sacré-Cœur de Chicoutimi.

Pour aussi peu que 10 $ et 5 $, les mélomanes pourront se gâter, tout en donnant un coup de pouce à la paroisse. C’est la troisième année de suite que l’Harmonie du Saguenay lui fait cadeau de son talent et, loin d’être blasés, les partenaires affichent des ambitions encore plus grandes, ce que confirme l’un des bénévoles de la paroisse, Joseph-Henri Bouchard.

« Nous avons toujours enregistré de bonnes assistances, autour de 350 à 400 personnes, mais cette fois, nous visons plus haut. Nous attendons au moins 600 spectateurs parce que nous avons profité des messes pour informer les fidèles. Nous leur avons demandé de propager la bonne nouvelle, raconte-t-il. Les musiciens joueront gratuitement et le prix des billets est si modeste que ce concert est à la portée des familles. »

La nature du programme est à l’avenant, puisqu’il est truffé d’airs connus tels Adeste Fideles, Gesu Bambino et Sleigh Ride. S’y ajouteront quelques trouvailles, dont Christmas Latina, que la formation interprétera pour la première fois. « Ce n’est pas facile à rendre en raison du rythme sud-américain. Il a fallu se mouler à ça », rapporte Richard Perron.

Outre le désir de servir une bonne cause, lui et ses collègues sont motivés par les propriétés acoustiques de l’église. Si elles compliquent un peu la vie des musiciens, qui peinent à s’entendre jouer, leur magie s’exerce pleinement au sein du public. « Et plus il y a de monde, meilleur est le son », fait observer le président, dont le second rendez-vous est prévu pour le 17 décembre à 11 h, au centre commercial Place du Royaume.