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Six des pièces que renferme l’album <em>Now Or Nowhere</em> ont été enregistrées à Vancouver. Le groupe The Damn Truth a eu la chance de travailler aux côtés du réalisateur Bob Rock, dont la liste de clients comprend Aerosmith, Metallica et Bon Jovi.
Six des pièces que renferme l’album <em>Now Or Nowhere</em> ont été enregistrées à Vancouver. Le groupe The Damn Truth a eu la chance de travailler aux côtés du réalisateur Bob Rock, dont la liste de clients comprend Aerosmith, Metallica et Bon Jovi.

L’évangile rock’n roll selon Lee-La Baum

Daniel Côté
Daniel Côté
Le Quotidien
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Le groupe s’appelle The Damn Truth. La damnée vérité. Fidèle au rock à une époque où ce genre musical rame à contre-courant, il vient de sortir un album qui rappelle pourquoi ça fait du bien, parfois, de se remplir les oreilles de notes saturées. Quelques ballades, des titres un brin lyriques et d’autres qui carburent à l’énergie pure: la prescription idéale pour passer des ténèbres à la lumière.

«On peut seulement jouer la musique qu’on aime. C’est d’ailleurs ce qui a donné son nom au groupe. Nous sommes dans le rock’n roll et c’est ce que nous faisons», proclame la chanteuse Lee-La Baum. Jointe à Montréal, où elle est restée trop longtemps à son goût dans les derniers mois, la voici qui parle du nouvel album, Now Or Nowhere, et des possibilités que laisse entrevoir le déconfinement.

Les deux sujets étant liés, commençons par le premier, dont la gestation a commencé avant la pandémie. C’est le moment de l’histoire qui ressemble à un conte de fées, puisque le combo a commencé à enregistrer à Vancouver, sous la supervision du réalisateur Bob Rock. Travailler avec cet homme qui a eu pour clients Aerosmith, Bon Jovi et Metallica fut un immense plaisir. Même un épisode aussi chargé de doute que la mise en boîte de Lonely a pris une dimension épique.

«Je guérissais d’une blessure vocale et j’étais un peu craintive en arrivant au studio. Bob m’a encouragée, je me suis lancée tête première et il s’est passé quelque chose de magique», raconte Lee-La Baum. Le groupe était si inspiré que six chansons ont pris forme sur la côte Ouest. Or, ce beau rêve a pris fin quand tout le monde a dû rentrer dans ses terres, au printemps 2020. De retour à Montréal, le quatuor a été confronté à un choix.

La tentation était forte de sortir un EP avec ce qui avait été gravé à Vancouver, mais on a fait consensus autour de la poursuite du projet. Sans le secours de leur précieux allié, les musiciens ont pondu d’autres textes, d’autres mélodies, qui ne sont pas toujours sorties indemnes du processus créatif. «C’est ce qu’on appelle la DT Machine, explique la chanteuse en riant. Tu peux arriver avec une ballade, mais il suffit que quelqu’un ajoute un drum beat monstrueux pour que ça devienne une chose complètement différente.»

Elle aime la part d’inconnu qui enveloppe cet effort collectif, tout comme les discussions qu’entraîne la sélection des titres qui vivront par le disque. «C’est tellement personnel, une chanson. Il est difficile d’avoir du recul, énonce Lee-La Baum. Moi, par exemple, le confinement m’a amenée dans une place dark, mais en même temps inspirante. Je me suis même demandé si nous ferions d’autres tournées, si nous pourrions encore gagner notre vie avec ça.»

La réponse à ces questions reste floue, mais la reprise des spectacles dans la province lui donne des raisons d’espérer. Déjà, une tournée au Royaume-Uni est planifiée pour février, signe de l’intérêt que génère The Damn Truth au-delà des terres canadiennes. Et s’il y avait moyen de sortir plus tôt, notamment dans le Québec des régions, ce serait encore mieux. «Le live constitue une nécessité et on a tellement hâte de revenir à Chicoutimi, où on a joué il y a six ans. Vous avez une belle communauté rock», fait observer la chanteuse.

En attendant de se produire devant du vrai monde, elle et ses camarades canalisent leurs énergies vers le spectacle virtuel qui sera présenté le 9 juin, dans une église de Drummondville. Les gens disposeront d’une parenthèse de cinq jours pour visionner cette captation qui marquera le véritable lancement de Now Or Nowhere.

«Nous ferons toutes les pièces dans le même ordre que sur l’album, ainsi que des anciennes. Nous répétons depuis des mois et ça nous a rendus heureux, mais là, il est temps que ça arrive. Nous n’en pouvons plus d’attendre», reconnaît Lee-La Baum.