Aux deux extrémités, on voit les comédiens Maxime Saint-Pierre et Florence Boudreault. Ils sont accompagnés par l’assistante Anne Rétaillaud, Mélanie Bouchard, chargée de projet pour la Société de développement de L’Anse-aux-Foins, Jimmy Doucet et le maire de Saint-Fulgence, Gilbert Simard.

L’été fabuleusement occupé de Jimmy Doucet

Avant de joindre l’équipe de La Fabuleuse histoire d’un Royaume en tant que metteur en scène, un mandat amorcé aux côtés de son prédécesseur Louis Wauthier, Jimmy Doucet a écrit quatre pièces dans les premiers mois de 2019. C’est le fruit de ce travail qui sera livré cet été dans le contexte de La route des légendes, un circuit qui comprend trois escales au Lac-Saint-Jean et une au Saguenay.

On pourrait le croire fatigué, mais c’est un homme enjoué qui a accueilli le représentant du journal, mardi midi, dans le vieil autobus identifié à un cinquième spectacle, La caravane en panne, présenté un peu partout dans la région. Oui, il a plein de choses à assimiler au Théâtre du Palais municipal de La Baie, où son premier mandat consiste à monter quatre des 28 tableaux que comporte La Fabuleuse. Néanmoins, la courbe d’apprentissage laisse présager une conclusion heureuse.

« L’élément qui m’a le plus étonné, c’est la technique, les actions qu’il faut poser pour que le spectacle fonctionne. Le cahier est épais comme ça », a lancé l’homme de théâtre en ouvrant la main bien grand. En revanche, le travail avec les comédiens bénévoles l’a ramené en terrain connu. Après tout, chacune de ses productions estivales s’appuie sur la bonne volonté des gens de la place.

« La participation des bénévoles, c’est aussi important que la pièce. J’ai le sentiment de faire de la médiation culturelle, puisque ceux qui découvrent le plaisir de jouer dans mes spectacles ont le goût de voir d’autres pièces. Pour moi, l’aventure, c’est de les connaître et mesurer l’impact de leur engagement sur leur communauté. Certaines changent de face à la suite de projets comme ceux-là », énonce Jimmy Doucet.

À Saint-Fulgence, le seul endroit où il assume la mise en scène de l’une de ses productions, La Maison coupée en deux accueillera le deuxième volet d’une trilogie, Mes sympathies. Quelques personnages qui faisaient partie de l’offrande initiale, Pour le meilleur et pour le pire, seront de retour. C’est toutefois une famille différente qui sera à l’honneur dans cette comédie qui tiendra l’affiche du 4 juillet au 16 août. Après un mariage, des funérailles pas tristes du tout.

À Saint-Eugène-d’Argentenay, par ailleurs, on pourra voir Les renfermés, l’histoire d’un groupe ayant passé quelques semaines dans une église, bien malgré lui. C’est à l’église locale, justement, que le public sera convié du 8 juillet au 13 août, tandis qu’au centre communautaire de Sainte-Monique-de-Honfleur, La flotte sera proposée du 10 juillet au 16 août.

« Dans cette pièce, il est question du rehaussement des eaux du lac Saint-Jean, une tragédie qui a entraîné la fin du village de Jeanne-d’Arc », fait observer Jimmy Doucet. Enfin, le théâtre d’été des Halles du Bleuet, situé à Dolbeau-Mistassini, ouvrira une fenêtre sur les enjeux de l’industrie forestière par l’entremise du Spocket Club. Le point de départ ? Des mécaniciens à qui on a confié une machine forestière.