Voici les Trois Accords tels qu’ils étaient apparus à l’été 2015, lors de leur première participation au Festival international des rythmes du monde. Ils seront de retour sur la rue Racine le 8 août.

Les Trois Accords, fidèles à eux-mêmes

Les Trois Accords effectueront une deuxième incursion sur la rue Racine, à Chicoutimi, dans le cadre du Festival international des rythmes du monde. Attendus le 8 août à 21 h 30, ils pourront se remémorer ce soir de l’été 2015 pendant lequel une nuée de fans s’étaient agglutinés devant la scène, dansant, entonnant les textes si familiers de leurs chansons.

« On a un bon bassin au Saguenay et quand on joue dehors, les gens sont vraiment engagés. En plus, 18 chansons ont été diffusées à la radio depuis la création du groupe. Sur un spectacle qui en compte 21, ça en fait pas mal qui sont connues », a mentionné le batteur Charles Dubreuil il y a quelques jours, lors d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès.

Trois ans plus tard, le programme ne variera guère. Le groupe complète le cycle lancé par l’album Joie d’être gai et même la nature des interprétations demeurera inchangée. Si des choses bougent, ce sera à petite échelle, de simples nuances, ce qui correspond à un choix artistique, laisse entendre le musicien. « Moi, quand je fais partie du public, je n’aime pas assister à un “band session” », fait-il observer.

Il n’est pas question, non plus, de tester du nouveau matériel. Ce n’est pas le genre de la maison, même quand il y aurait beaucoup de choses à étrenner, comme c’est le cas cet été. Le prochain album pointera le bout de son nez en novembre, en effet, précédé par un extrait diffusé en août. Sauf que les Trois Accords ne sont pas portés à brûler leurs cartouches. Les nouvelles pièces, ils préfèrent que les gens aient eu le temps de les apprivoiser avant de les recréer sur scène.

Même le titre du disque demeure un mystère, y compris pour le batteur. Il faut préciser qu’une ultime séance d’enregistrement aura lieu à Brooklyn d’ici à la fin de la saison. Les musiciens retrouveront le réalisateur Gus Van Go, l’homme qui était aux manettes sur Joie d’être gai. Le contexte sera différent, cependant. Cette fois, les chansons ne se moulent pas à une thématique, comme c’était également le cas sur les opus précédents, J’aime ta grand-mère et Dans mon corps.

« Presque tout est enregistré et ce sera un album de party, parce qu’on avait le goût de ça. On s’en va ailleurs en proposant de la musique exécutée sans contrainte, de la musique qui nous fait tripper. Le contenu ne sera pas aussi défini que Dans mon corps qui sonnait Motown, que le côté grunge de Joie d’être gai ou l’amour impossible évoqué dans J’aime ta grand-mère », note Charles Dubreuil, en substance.

Il ajoute que les dates de la nouvelle tournée seront dévoilées en même temps que l’extrait. Quant aux premiers spectacles en salle, ils auront lieu vers la fin de l’hiver. « On va se donner quatre ou cinq mois avant de sortir », souligne le batteur.