Jessica Simard, photographe amateure, est très fière d’exposer pour la première fois ses photos au grand public.

Les surprenants clichés de Jessica Simard

La jeune photographe amateure Jessica Simard a inauguré son exposition Perception, qui comprend une foule de portraits animaliers, plus tôt ce mois-ci, à la bibliothèque de Chicoutimi. C’est la première fois que la membre du Club photo de Chicoutimi expose ses photos devant grand public.

Cela fait maintenant cinq ans qu’elle pratique l’art de la photographie, et seulement un an et demi qu’elle se concentre sur les portraits d’animaux. « Je faisais du portrait et je n’avais jamais vraiment pensé faire de la photographie animalière, jusqu’au jour où j’ai essayé. J’ai tout de suite aimé ça. Ça m’a vraiment relaxée alors que je suis quelqu’un de vraiment stressée », a expliqué celle qui pratique le métier de coiffeuse à l’occasion d’une rencontre avec Le Progrès à la bibliothèque de Chicoutimi.

Les portraits animaliers, de l’exposition Perception, de la jeune photographe Jessica Simard sont présentés à la bibliothèque de Chicoutimi, jusqu’au 7 juillet.

Toutes les photos de cette exposition ont été prises au Zoo de Falardeau, un endroit que la jeune femme affectionne particulièrement.

Elle a avoué que ce qu’elle aimait vraiment dans ce genre de photos, c’est d’aller chercher l’émotion et le profond de l’animal. « Je ne veux pas seulement voir la beauté de l’animal, je veux aller plus loin que ça », a-t-elle commenté.

Elle apprécie également le fait que tout le monde puisse aller chercher une perception différente de l’émotion de ces sujets, d’où le nom de l’exposition.

Plusieurs lui ont demandé si elle était entrée dans les enclos pour prendre l’un de ces clichés, mais elle tenait à les rassurer en précisant qu’elle ne le faisait pas. Elle essaie seulement de faire disparaître les barrières, afin de montrer l’animal tel qui l’est.

Ces sujets apportent également un lot de difficultés, alors qu’il est plus difficile de les prendre en photos dans des positions bien précises. La jeune photographe ne s’en fait pas vraiment alors qu’elle pratique sa patience et a avoué avoir développé quelques trucs pour faire bouger certains animaux afin d’avoir le meilleur cliché possible.

L’importance de la passion

Pour Jessica Simard, la photographie animalière est une passion qui ne deviendra pas un travail. « Quand tu fais ça pour le travail, des fois, tu n’as pas le choix de faire des choses que ça ne te tente pas. Moi, j’en ai un métier, je fais vraiment ça par passion », a-t-elle noté. Elle prendra parfois de petits contrats, mais ce sera toujours des projets qui vont l’allumer et surtout la rejoindre.

Pour le futur, Jessica aimerait se promener à travers le Québec et continuer de faire des portraits animaliers. Elle souhaite visiter d’autres zoos afin de poursuivre sa passion. Elle serait ouverte à apporter son exposition ailleurs. Mais elle n’a pas que la photographie en tête, alors que son mariage arrive à grands pas et c’est surtout sur ce projet qu’elle planchera dans les prochains mois.

Elle continuera aussi les autoportraits conceptuels, une autre branche de la photographie qui la passionne. Elle se prend elle-même en photo et se miniaturise pour se placer dans des décors surprenants. Elle tient à ce que la photo devienne à la fois surréaliste et réaliste. D’ailleurs, l’un de ses clichés est exposé à l’Université du Québec à Chicoutimi.

L’exposition Perception sera présentée à la bibliothèque de Chicoutimi jusqu’au 7 juillet.