Catherine Girard-Audet a vendu plus d'un million de livres à travers le monde. Cette fin de semaine, elle rencontre ses lecteurs au Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean, plus précisément à Jonquière, ville d'origine de son paternel.

Les racines saguenéennes de Léa Olivier

Plusieurs jeunes filles de la région connaissent très bien Léa Olivier, mais rares sont celles qui savent que l'auteure derrière le personnage a des racines saguenéennes. Catherine Girard-Audet est née à Québec, mais celle qui a vendu plus d'un million de livres dans le monde a grandi en effectuant de nombreux aller-retour à Jonquière, ville natale de son père.
«J'ai passé tous mes jours de l'An ici, c'est sacré. Je sais aussi faire la différence entre une tourtière et un pâté à la viande. Mon père a encore son accent du Saguenay!», lance d'emblée l'auteure rencontrée dans le cadre du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Catherine Girard-Audet a vendu plus d'un million de livres traduits en 16 langues dans 23 pays. Sa série Léa Olivier a été adaptée en BD en France et en Belgique où elle connaît un grand succès. Plus de 60 000 personnes suivent l'auteure sur Facebook.
«Je vis un rêve», convient-elle.
L'auteure ne passe pas inaperçue lorsqu'elle se trouve en présence de jeunes. Depuis des années, les préadolescentes et les adolescentes sont fans de ses écrits. Au fil du temps, elle est aussi devenue une confidente pour certaines d'entre elles.
Catherine Girard-Audet a tenu un blogue sur VRAK.TV pendant des années. Elle signe aussi le courrier du coeur du magazine COOL. En 2008, elle a lancé l'ABC des filles, un recueil qui propose des réponses aux différentes questions des adolescentes, en plus de traiter de l'actualité de la dernière année et de contenir une portion magazine. La 10e édition de l'ABC des filles sortira le 2 novembre. «J'ai créé un guide pour accompagner les adolescentes et les préadolescentes que j'aurais aimé avoir», affirme-t-elle.
Il y a cinq ans et demi, elle s'est lancée dans la fiction avec la série de romans La vie compliquée de Léa Olivier, dont le dixième tome paraîtra également en novembre.
Dès le départ, Léa Olivier a été bien accueillie. «Le premier tome a été dans les palmarès.»
Catherine Girard-Audet attribue ce succès à différents éléments. «D'abord, l'éditeur Les Malins, dirigé par mon frère Marc-André Audet, a travaillé le marketing. Ensuite, j'étais déjà un peu connue des jeunes. La couverture des livres illustrés par Véronic Ly y est aussi pour quelque chose, tout comme le fait que j'ai réussi à créer un personnage auquel les filles peuvent facilement s'attacher.»
Les livres de la série Léa Olivier sont écrits sous forme de textos et de courriels. «C'est pour ça que ça va chercher des jeunes aussi. C'est un épistolaire 2.0.»
La série s'adresse particulièrement aux 10 à 16 ans, mais de très jeunes lectrices et des plus matures suivent aussi les aventures de Léa Olivier.
«L'histoire de Léa est collée sur la mienne. Tout part du déménagement qu'elle a vécu en partant de son patelin pour s'installer à Montréal. C'est ce qui m'est arrivé entre mon secondaire un et mon secondaire deux. Ç'a bouleversé mon adolescence. »
Catherine Girard-Audet prend plaisir à replonger dans sa propre adolescence pour raconter ses histoires.
«Je reste une ado dans ma tête», confie-t-elle.
Chaque année, l'auteure publie un nouveau tome en plus d'un numéro hors série qui met en vedette un des personnages qui gravitent autour de Léa.
Même si la fin des aventures de Léa n'est pas pour demain, l'auteure sait qu'elle viendra.
«Je ne veux pas étirer la sauce. Oui, il va y avoir une fin à Léa Olivier. Oui, il va y avoir autre chose ensuite. Mais ce n'est pas pour maintenant. Le tome 11 ne sera pas le dernier», assure-t-elle.
Catherine Girard-Audet a tout de même un nouveau projet de série jeunesse en branle.
«Ce sera pour le même public. Je veux être loyale. C'est aussi là que je suis heureuse.»
L'auteure publiera également en janvier 2018 un premier livre pour les 7 à 11 ans. «Mini Maude est un personnage de cinquième année du primaire. C'est une leader qui évolue dans un cadre familial un peu compliqué, décrit-elle. Dans un livre de Léa Olivier, il y a 65 000 mots. Dans cette série, chaque livre en contiendra entre 11 000 et 12 000. Ce sera un tremplin pour Léa Olivier et la prochaine série.»