C’est devenu une tradition à Laterrière, la tenue d’un concert faisant intervenir un choeur. Elle sera perpétuée dimanche à 16 h, alors que le chef Pierre Lamontagne dirigera 35 chanteurs, ainsi que trois solistes et une douzaine de musiciens, dans le cadre du Rendez-vous musical.

Les nombreux défis de Vivaldi

La première fois qu’un choeur a participé au Rendez-vous musical de Laterrière, il y a quatre ans, l’oeuvre principale avait été le Gloria de Vivaldi. La formation dirigée par Pierre Lamontagne s’était attaquée à la version la plus connue des trois qui portent ce titre, celle-là même qui sera à l’affiche dimanche à 16 h, toujours à l’église Notre-Dame.

Il s’agira du dernier concert de l’édition 2018 du festival et si le passé est garant de l’avenir, les mélomanes seront nombreux à y assister. Trois compositions de Vivaldi feront partie du programme, mais c’est au Norvégien Ola Gjello que reviendra l’honneur de semer les premières notes par l’entremise d’Ubi Caritas. Les chanteurs seront répartis dans le jubé pour prêter vie à cette oeuvre à la fois contemporaine et accessible.

Ce sera une mise en bouche, une brève apparition pour le choeur, qui se retirera pour laisser toute la place aux musiciens. Ceux-ci amorceront les fréquentations avec Vivaldi en interprétant les célèbres Saisons, ce qui mènera à l’entracte. Puis viendra le Gloria, que la plupart des choristes ont apprivoisé il y a quatre ans. Cette première expérience a pesé lourd dans la décision de revisiter l’oeuvre.

« Ça tombait bien dans le contexte du festival, puisque nous cherchions une pièce qui se marie bien à l’été et que le public apprécie. Le fait de l’avoir abordée une première fois a facilité la mise en place. Nous avons sauvé du temps, ce qui nous a donné l’occasion d’aller plus loin dans les détails, de peaufiner. Nous avons pu nous attarder aux fins de phrases, aux nuances », a décrit Pierre Lamontagne au cours d’une entrevue accordée au Progrès.

Trois solistes seront mises à contribution, les sopranos Margot Beaudoin-Cabot et Élisabeth Saint-Gelais, ainsi que Lysianne Tremblay, qui enseigne au Conservatoire de musique de Saguenay. « Celle-ci aura deux solos à exécuter, dont le très beau Agnus Dei, note le chef de choeur, heureux de pouvoir compter sur des professionnelles. De cette manière, je libère les choristes qui auraient dû faire double tâche. Elles pourront se concentrer sur leur travail au sein du choeur. »

Lui-même devra toutefois se montrer vigilant au cours de l’exécution, puisqu’il dirigera les musiciens, en plus du choeur. « Le Gloria est divisé en 12 sections qui comportent des changements de tempos importants. Il faut bien se concentrer pour ne pas imposer un rythme trop lent ou trop rapide », fait remarquer Pierre Lamontagne.

Plus brève et plus exigeante, la dernière oeuvre sera le Lauda Jérusalem, toujours de Vivaldi. Cette fois, l’orchestre regroupera deux quatuors à cordes, deux contrebasses et un claveciniste, une fonction qu’assumera Nicolas Ellis. Formé de 35 personnes, le choeur chantera aux côtés d’Élisabeth Saint-Gelais et Margot Beaudoin-Cabot, qui seront très sollicitées. « C’est vif et il y a des vocalises, ce qui demandera beaucoup de virtuosité de leur part », décrit Pierre Lamontagne.