Le comte Almaviva, interprété par le baryton Pierre Tremblay, a bien fait rire les spectateurs.

Les Noces de Figaro: salle comble au Conservatoire

Le Conservatoire de musique de Saguenay a été victime de son succès, mercredi soir. C’est devant une salle plus que comble que cinq des étudiants en chant ont présenté Les Noces de Figaro, cet opéra classique de Mozart.

Pour ne laisser personne de côté, on avait ouvert les portes de la salle Jacques-Clément et installé le plus de chaises possible. Les plus jeunes s’assoyaient sur les cadres des fenêtres pour ne rien manquer de l’action. Dans le murmure de la salle, on entendait plusieurs voix heureuses de voir autant de nouveaux visages porter un intérêt à l’opéra et aux activités du Conservatoire.

Les quelque 150 personnes qui s’étaient déplacées à cette représentation gratuite ne sont pas parties déçues. À un point tel que la professeure responsable de ce « projet-pilote » de monter un opéra, Lysianne Tremblay, a salué les spectateurs en leur lançant un « À l’année prochaine » enthousiaste.

Sur scène, Tania Côté, Geneviève Coulombe, Marc-André Houde, Christine Plourde et Pierre Tremblay, accompagnés du professeur Jonathan Nemtanu au piano, ont interprété avec les moyens du bord et une bonne dose de créativité et de dynamisme, une version de plus ou moins une heure des Noces de Figaro.

Cette version, entrecoupée de petites narrations de Lysianne Tremblay qui venait expliquer les scènes et mettre un peu de contexte entre l’action, laissait toute la place à l’art du chant.

Figaro (Marc-André-Houde) chante la pomme à la belle Susanna (Christine Plourde).

Interprétation

La version du Conservatoire mettait en scène les principaux personnages de cette œuvre inspirée d’une comédie de Beaumarchais, soit le Comte et la Comtesse Almaviva et leurs domestiques Figaro et Susanna. Pour résumer une histoire à plusieurs branches, les deux domestiques sont fiancés et le comte tente de s’immiscer dans leur union.

L’opéra rempli de quiproquo, de triangles amoureux et de personnages cachés possède un grand potentiel comique, qui a été exploité mercredi. Les Noces de Figaro, en quelque sorte, possède tous les ingrédients du théâtre d’été. Le baryton Pierre Tremblay, qui interprétait le comte, est d’ailleurs celui qui exploite le plus le comique de l’opéra par son jeu qui a fait mouche à plusieurs reprises. Le comte, un personnage très caricatural, a fait sourire par l’aspect exagéré de sa personnalité.

Mettant à profit toutes les possibilités que la petite salle du Conservatoire mettait à leur disposition, avec seulement quelques fauteuils comme élément de décor et quelques vêtements, les interprètes ont déclenché plusieurs rires parmi les spectateurs.

C’est devant une longue ovation debout que les artistes ont quitté la scène.