Dirigé par Francine Fortin depuis 25 ans, le Choeur Aquilon donnera deux concerts à la salle Michel-Côté d’Alma, les 5 et 6 mai. Ses 58 membres, appuyés par cinq musiciens, aborderont des oeuvres qui feront rire et aussi réfléchi.

Les noces d’argent de Francine Fortin et du Choeur Aquilon

Francine Fortin n’aura pas besoin de recevoir une montre en or pour souligner ses 25 ans à la barre du Choeur Aquilon. Les concerts que donnera cette formation à la salle Michel-Côté d’Alma, le 5 mai à 20 h, puis le lendemain à 19 h 30, constitueront une récompense autrement plus gratifiante. Ils couronneront les efforts consentis depuis deux ans par ses 78 membres, les défis qu’il a fallu relever pour faire honneur aux oeuvres abordées.

« Ce que j’aime le plus, c’est l’idée de travailler ensemble afin d’aller chercher l’émotion d’une chanson. En même temps, je trouve ça agréable de voir que la qualité de nos interprétations continue d’augmenter. Il faut dire que nous formons le deuxième choeur le plus nombreux au Québec. Quand on veut aller chercher de la puissance, l’effet est impressionnant », a souligné la chef de choeur au cours d’une entrevue accordée au journal.

Autre luxe dont elle profite amplement : l’équilibre au sein des effectifs. Le Choeur Aquilon comprend 23 hommes, tandis que les sopranos et les altos atteignent des proportions équivalentes. Il est donc possible d’aborder tous les types de répertoires, ce que montrera la prochaine série de concerts, dont le titre est Si le choeur vous en dit.

« Nous touchons à différents modes d’expression, le blues, le jazz, le gospel, la pop et le classique, de même que la chanson à texte. Et justement, si je suis là depuis 25 ans, c’est parce que chaque concert nous permet d’aborder de nouvelles pièces. La musique se renouvelle tout le temps », fait observer Francine Fortin.

« Ce que j’aime le plus, c’est l’idée de travailler ensemble afin d’aller chercher l’émotion d’une chanson. En même temps, je trouve ça agréable de voir que la qualité de nos interprétations continue d’augmenter. »

Francine Fortin

Ainsi, un numéro comique amènera des membres du choeur à interpréter l’ouverture du Barbier de Séville, ce qui créera une atmosphère différente de celle qui enveloppera la salle lorsque la composition de Zaz, Si jamais j’oublie, évoquera le sort des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Tout aussi attendue, la version d’O Fortuna, un air tiré de Carmina Burana, témoignera des qualités vocales du Choeur Aquilon.

Il faut également signaler l’apparition dans le programme de la chanson Creep, du groupe Radiohead. « À travers elle, nous aborderons le thème de l’introspection. Le défi sera d’aller chercher l’émotion, tout en respectant les nuances et en affichant une certaine retenue. Dans cas-ci, quatre familles de voix seront mises à contribution », décrit Francine Fortin.

Depuis quelques années, les comédiens Michel Lemieux et Carmen Otis sont intégrés au spectacle, leur rôle consistant à présenter des sketches s’appuyant sur le contenu de certaines pièces. L’équipe comprend également le pianiste Louis Bergeron, ainsi que quatre musiciens, ce qui donne raison à la chef de choeur lorsqu’elle parle d’une production à grand déploiement.

Le choeur revient sur scène aux deux ans, et chacune de ses apparitions fait date, eu égard à l’achalandage. « En 2016, nous avions affiché complet deux jours de suite. Nous avions même refusé du monde le samedi soir », rapporte la chef de choeur. Elle conseille donc aux intéressés de réserver leur place en se rendant à la bibliothèque municipale d’Alma, où des billets sont en vente au coût de 25 $.

Pour revenir au programme, les habitués noteront la présence d’un air familier, Pourquoi chanter ? de Louise Forestier. C’est l’exception qui confirmera la règle favorisant le perpétuel renouvellement du contenu, puisque cette chanson accompagne Francine Fortin depuis qu’elle a joint les rangs du Choeur Aquilon. « Ce texte illustre bien ce que nous faisons », résume-t-elle.