Les Éditions du Bouclier, fondées par Janusz Jaworfki et Rachel Gilbert, ont publié quatre romans jusqu’à maintenant.
Les Éditions du Bouclier, fondées par Janusz Jaworfki et Rachel Gilbert, ont publié quatre romans jusqu’à maintenant.

Les éditions du Bouclier ont le vent dans les voiles 

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
Une jeune maison d’édition de Chicoutimi a le vent dans les voiles. Les Éditions du Bouclier arrivent à peine dans le monde de l’édition que déjà, une de leurs publications a été primée au Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean et un contrat important a été signé avec le premier diffuseur-distributeur de livres francophones au Canada.

«On a l’impression d’être nés sous une bonne étoile», affirme d’emblée Janusz Jaworfki, cofondateur des Éditions du Bouclier en compagnie de sa conjointe, Rachel Gilbert.

L’idée de fonder une maison d’édition est apparue au couple en 2017. «On a eu l’idée de faire la promotion de la littérature de l’imaginaire. On souhaitait la mettre de l’avant. On lit beaucoup de littérature de l’imaginaire au Québec, mais souvent, il s’agit de traductions. On s’est dit qu’il y avait sûrement des talents à aller chercher dans la région et au Québec.»

Tout ne s’est pas fait si rapidement pour la nouvelle maison d’édition. «Il y a eu une période où on existait sans exister. Quand les gens nous demandaient combien de livres on avait publiés, on devait répondre zéro», raconte Janusz Jaworfki.

Les Éditions du Bouclier ont été fondées notamment afin de faire la promotion de la littérature de l’imaginaire.

En 2019, deux premiers livres ont été édités: Le vol d’Izrinar, le premier tome de la série Les soeurs Fayel, écrite par Rachel Gilbert; et Terminal tome 1: Insaisissable, de Noémie Gauthier, qui vient tout juste de remporter le Prix littéraire du Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean 2020 dans la catégorie Jeunesse.

La maison d’édition a également signé un contrat avec Messageries ADP. «On a signé un contrat avec le plus important distributeur de livres francophones au pays avant même d’avoir publié un livre et notre première publication a remporté un prix, s’étonne encore l’éditeur. Dans les salons du livre, nos auteurs pourront être en plein centre du site. On est un peu sur un nuage.»

Deux autres titres viennent tout juste de paraître. Il s’agit d’abord de Terminal – tome 2: Incassable, de Noémie Gauthier. «On parle de science-fiction post-apocalyptique. Ça se passe environ en 2050, alors que la Terre est ravagée. C’est la survie de l’espèce humaine contre les différents dangers qui peuvent la menacer», décrit l’éditeur.

Le second écrit est le premier livre de l’éditeur lui-même. La Guilde du Savoir – tome 1: Les Gardiens de la Raison est un livre de fantasy fantastique où il est question de la lutte entre la connaissance, le savoir et l’obscurantisme. «Ça fait 10 ans que je travaille dessus, mais avec la pandémie, il tombe à point. Ça se lit un peu comme une enquête.»

<em>Terminal – tome 2: Incassable,</em> de Noémie Gauthier, vient d’apparaître sur les tablettes. L’auteure a remporté le Prix littéraire du Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean 2020 dans la catégorie Jeunesse avec le premier tome de sa série, il y a quelques semaines.

Les deux romans, qui s’adressent à un public adulte et adolescent à partir de 14 ans, se retrouvent partout en librairie.

Un autre livre sortira en mars. Il s’agit de Lac Ha! Ha!, de Julie Boulianne. «C’est notre premier qui n’est pas de la littérature de l’imaginaire. On parle de romance psychologique.»

<em>La Guilde du Savoir – tome 1: Les Gardiens de la Raison</em> est un livre médiéval où il est question de la lutte entre la connaissance, le savoir et l’obscurantisme.

Une entente devrait aussi se concrétiser sous peu afin de publier un cinquième écrit.

Évidemment, la pandémie ralentit la maison d’édition, qui devait être au Salon du livre de Montréal prochainement. Le lancement a aussi dû prendre une forme virtuelle cette année. Le coronavirus a aussi changé la date de parution des deux derniers écrits. «Habituellement, on aurait sorti les livres juste à temps pour que le Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean soit le premier à en profiter.»

Les éditeurs entrevoient l’avenir avec optimisme. Ils ont l’intention d’augmenter le nombre de publications annuelles, tout en continuant d’être sélectifs. « Quand Noémie Gauthier a été en nomination aux Prix littéraires du Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean, ç’a donné un premier coup d’accélérateur. Quand elle a remporté le prix, ç’a donné un deuxième coup d’accélérateur. On reçoit de plus en plus de manuscrits, mais on est excessivement sélectifs. On veut y aller avec nos coups de coeur. On va poursuivre ce qu’on a commencé avec les livres parus qui font partie de séries. On veut aussi dénicher les prochaines perles rares.»