Six des sept finissants en arts de l’UQAC, qui exposent à la Galerie L’Oeuvre de l’autre jusqu’au 27 février. De gauche à droite: Sarah-Jeanne Landry, Alexandre Lapointe Tremblay, Sarah Beaulieu, Karl Gaven-Venet, Éric Bergeron et Joëlle Gobeil. Nathan Gagnon était absent lors de la prise de photo.

Les destins des étudiants en arts

« Qu’est-ce que tu vas faire avec ton bac en arts ? » Les étudiants de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) ont répondu à cette question à d’innombrables reprises. Plutôt que de s’en formaliser, ils en ont fait le thème du Festival des finissants en arts, qui a lieu principalement à la galerie L’Œuvre de L’Autre, jusqu’au 27 février prochain.

Le festival souligne chaque année les efforts réalisés pendant les trois ans que dure le baccalauréat interdisciplinaire en arts. Les œuvres de Sarah Beaulieu, Éric Bergeron, Nathan Gagnon, Karl Gaven-Venet, Joëlle Gobeil, Sarah-Jeanne Landry et Alexandre Lapointe-Tremblay sont regroupées sous le thème « J’ai mon bac : la fortune nous attend ».

Sarah-Jeanne Landry, dans une installation immersive qui met le visiteur dans une serre remplie de gazon.

Pour Joëlle Gobeil, qui termine des études universitaires de premier cycle en médiation culturelle, ce choix est un clin d’œil satyrique à une fameuse question. « On nous demande souvent qu’est-ce qui va nous arriver après notre bac en arts, qu’est-ce qui sera notre destin d’artiste. Ce n’est pas nécessairement un thème qui nous a inspirés pour les œuvres, mais ça donne une ligne directrice pour la soirée du vernissage », explique celle qui montre de façon schématique, sur les murs de la galerie, le fruit de sa réflexion en médiation culturelle. Cette réflexion culminera lors de la présentation d’une pièce de théâtre originale au printemps prochain.

« On invite les gens à venir découvrir ce que sera notre destin, ce qui nous attend », ajoute-t-elle, alors que ses collègues étaient en train de terminer les derniers préparatifs de cette exposition.

Le décor de cinéma de Karl Gaven-Venet servira à tourner un film à la mi-mars.

Fin des études

Le festival démontre encore une fois le caractère multisciplinaire du baccalauréat en arts de l‘université. « Les étudiants étaient libres de s’inspirer de ce qu’il voulait. On a fait les œuvres dans le cadre d’un cours qui nous poussait à expérimenter dans la création », indique Joëlle Gobeil.

Dans la galerie de l’UQAC, on peut voir les œuvres de quatre des finissants. Sarah-Jeanne Landry, par exemple, a créé une installation immersive où le visiteur peut entrer dans une sorte de serre pleine de gazon verdoyant.

Joëlle Gobeil propose ses réflexions sur la médiation culturelle, à propos d’une pièce qu’elle montera au printemps prochain.

Les trois derniers artistes montrent leurs œuvres un peu partout à l’intérieur de l’UQAC. Le travail de l’un se trouve dans le local de sculpture, alors qu’un étudiant propose une pièce de théâtre pendant trois soirs. À quelques pas de la galerie, on retrouve le décor de cinéma de Karl Gaven-Venet, présenté tel quel pour la durée du festival, mais qui servira à tourner un court-métrage au printemps.

« Ça va être un film qui est à la limite entre l’horreur et l’humour », raconte celui qui affirme avoir mis des centaines d’heures à la fabrication de cette œuvre qui est composée de pièces recyclées. Lors du vernissage, Karl Gaven-Venet a utilisé ce décor minutieusement construit pour une performance, avec du brouillard et de l’éclairage de circonstance.

L’exposition à la galerie aura lieu jusqu’au 27 février. Il reste deux représentations de la pièce Double tranchant de Nathan Gagnon au Petit théâtre de l’UQAC, jeudi et vendredi à 20 h 30.