La Corporation des crèches de Rivière-Éternité possédait près de 1200 pièces.

Les crèches de Rivière-Éternité à vendre

L’exposition des crèches de Rivière-Éternité prendra fin définitivement après les traditionnelles visites de décembre, cette année. D’ici là, les centaines de pièces de collection sont à vendre

«Nous sommes six bénévoles et ça fait deux ans qu’on se bat. On a demandé de l’aide à tous les niveaux, municipal, régional, provincial et fédéral. On n’a pas reçu de réponse positive. Quand quelque chose ne marche plus, il faut trouver autre chose pour attirer les gens. On s’en allait vers une catastrophe. On s’est réveillé avant le déficit pour que la communauté n’ait pas à débourser», explique le président de la Corporation des crèches de Rivière-Éternité, Thierry Roncen.

Dans les années qui ont suivi l’ouverture de l’exposition en 1989, on pouvait compter jusqu’à 15 000 visiteurs annuellement. En 2016, il y en a eu à peine 400. Cela ne suffisait même pas à payer les frais de location du sous-sol de l’église.

«Les gens pleurent depuis l’annonce, mais là il est trop tard», s’attriste M. Roncen.

La vente a débuté il y a un mois et les pièces affichent des prix variés jusqu’à 500 $. Déjà, la moitié des crèches ont trouvé preneurs. La corporation en détenait plus d’un millier. Plus que des objets religieux, les crèches provenant de 52 pays rivalisent de créativité. Certaines sont par exemple fabriquées en papier, en épis de maïs ou en pelures de bananes. «Il y a plus un côté artistique que religieux aux crèches, mais malheureusement on fait partie d’une institution religieuse, et il y a un fort déclin. On en souffre aussi», lance Thierry Roncen.

La corporation a cédé les quelque 25 crèches situées à l’extérieur, au Parc des artistes, à la municipalité, qui devra se charger de l’entretien futur. Celle sculptée par Victor Dallaire restera aussi à l’intérieur de l’église.

Des journées portes ouvertes sont organisées les 11 et 12 novembre. Pour les intéressés : (418) 815-5307 ou au (418) 272-2414.