C’était il y a trois ans. Alors conseillère municipale, Sylvie Gaudreault avait participé au dévoilement d’une murale consacrée à Plume Latraverse. Son engagement envers la cause des arts ne s’est jamais démenti, comme l’illustrera sa participation à la 13e édition du Symposium d’art multidisciplinaire.

Les bonnes idées du CNE

CHRONIQUE / Il se passe des choses intéressantes à Jonquière. Après l’hommage rendu à l’écrivaine Hélène Pedneault à la bibliothèque municipale, ainsi que la troisième mouture du Délüge, le festival punk amorcé vendredi, voici qu’on prépare une version spéciale du Symposium national d’art multidisciplinaire. La 13e édition coïncide avec les 40 ans du Centre national d’exposition (CNE), en effet, une occasion qu’il convenait de saisir.

La première bonne idée fut d’inviter les précédents lauréats, soit 12 artistes qui, lors de leur participation à l’événement, avaient pour trait commun de faire partie de la relève et de provenir du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Non seulement reviendront-ils sur le mont Jacob, mais au lieu de plancher sur un projet pendant trois jours, ces personnes disposeront d’une fenêtre de dix jours pour compléter leur travail, lequel devra se mouler au thème de la quarantaine.

En additionnant la période pendant laquelle leurs créations seront exposées, soit du 20 septembre au 14 novembre, ça donne un total de 40 jours, ce qui correspond au nombre de bougies virtuelles que souffle le CNE. Porte-parole de cet anniversaire, l’animateur Paul Sarrasin, qui est également sculpteur, assistera au symposium. Il côtoiera alors la présidente d’honneur du symposium, Sylvie Gaudreault.

Le fait de confier ce rôle à l’ancienne conseillère municipale à Saguenay représente l’autre bonne idée émanant du comité organisateur. Elle rappelle qu’au-delà des aléas de la vie politique, des allégeances qui, forcément, ne font pas l’unanimité, cette dame fut une alliée fidèle du milieu culturel. Que les projets soumis à son attention rejoignent beaucoup de gens ou un nombre relativement modeste, qu’ils soient consensuels ou un peu champ gauche, pour elle, ça ne faisait pas de différence. Elle répondait présent.

Il était donc approprié de lui adresser un coup de chapeau, deux ans après la fin de sa carrière politique. Ça permettra à ceux qui la côtoieront pendant le symposium, artistes comme visiteurs, de constater que la fille de Pierrette Gaudreault, dont le buste trône dans le hall du Centre culturel et dont une salle de spectacles perpétue la mémoire, assume cet héritage avec aplomb.