Voici à quoi ressemblait le dispositif conçu par le photographe Frédéric Cantin dans le cadre du projet Archives vivantes. Il trouvera son aboutissement à la faveur d’une exposition tenue dans les locaux de IQ L’Atelier, à compter du 29 novembre.

Les «Archives vivantes» de Frédéric Cantin

Pendant plusieurs mois, le photographe Frédéric Cantin a reproduit une expérience menée dans les années 1950 à New York. Il a demandé à des gens de prendre la pose devant un miroir sans tain, ce qui ne l’a pas empêché de réaliser d’autres clichés avant et après la séance, dans un contexte porteur d’une plus grande spontanéité. C’est le fruit de ce travail qui sera présenté le 29 novembre à 17h, à la faveur d’une exposition proposée par IQ L’Atelier.

Le vernissage est ouvert à tous et, vu la nature de ce projet baptisé Archives vivantes, il pourrait attirer un public différent dans la salle située au 48 rue Saint-Joseph, à Alma. « Je pense que ça va aller chercher pas mal de monde », anticipe la directrice Bianka Robitaille. Les individus représentés sur les 40 images qui forment l’exposition, de même que leurs proches, voudront sans doute assouvir leur curiosité à cette occasion.

Ils ont été 200 à participer à cette expérience réalisée dans le cadre des fêtes marquant le 150e anniversaire de la fondation d’Alma. Chacun des sujets a dû remplir un formulaire autorisant l’artiste à utiliser son image, une formalité que n’avait pas eu besoin d’assumer le premier à avoir effectué cette démarche un brin sociologique, Joël Yale.

« Le fait de photographier les gens avant et après la séance devant le miroir a produit des images plus naturelles. Certains s’arrangeaient les cheveux, d’autres avaient un fou rire, fait remarquer Bianka Robitaille. Au moment de choisir les photos, cependant, nous avons gardé en tête la notion de respect, ce qui n’empêche pas que certaines soient drôles. »

La sélection a été effectuée en deux temps. D’abord, on a isolé les incontournables, ce que la directrice appelle les coups de cœur. Puis, on a tenté de composer un portrait large de la société en intégrant toutes les générations, ainsi que des couples et des familles. Tous sont représentés en noir et blanc, ce qui confère un côté vintage à l’affaire.

« Au départ, nous n’avions pas l’intention de montrer les photos. Elles devaient être confiées à la Société d’histoire du Lac-Saint-Jean jusqu’au 175e de la ville, alors qu’on aurait monté un projet autour d’elles. Or, ces images sont terriblement belles, ce qui nous a incités à tenir un vernissage, de même qu’une exposition qui durera jusqu’au 15 décembre », précise Bianka Robitaille.