L’exposition permanente du Centre d’histoire et d’archéologie de la Métabetchouane sera remaniée dans les prochains mois. Entre autres choses, on l’adaptera aux exigences découlant de la crise sanitaire.
L’exposition permanente du Centre d’histoire et d’archéologie de la Métabetchouane sera remaniée dans les prochains mois. Entre autres choses, on l’adaptera aux exigences découlant de la crise sanitaire.

Les 12 travaux du Centre d’histoire et d’archéologie de la Métabetchouane

Daniel Côté
Daniel Côté
Le Quotidien
« On est sur plusieurs fronts », laisse échapper Caroline Laroche, la nouvelle directrice générale du Centre d’histoire et d’archéologie de la Métabetchouane (CHAM). En poste depuis juillet, elle doit parer aux urgences imposées par l’état du bâtiment, tout en préparant la relance dans la foulée d’une saison compromise, entre autres, par la crise sanitaire.

Pour donner une idée de ce qui l’attendait à son arrivée, mentionnons que les seuls visiteurs étaient des souris. Ce problème a été promptement réglé, mais il fallait également composer avec un système électrique défaillant, ainsi qu’un système d’éclairage qui ne fonctionnait qu’à 50 % de sa capacité. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg.

« Ce bâtiment a manqué d’amour », a résumé la détentrice de deux maîtrises en archéologie, lundi, lors d’une entrevue accordée au Quotidien. Juste de parer à l’essentiel constitue une tâche substantielle, ce qui ne permet pas de rêver à une réouverture avant le printemps 2021. Au préalable, il faudra se pencher sur l’exposition permanente, intitulée Choc des cultures.

« Nous devons l’ajuster en fonction de la COVID en créant un circuit sécuritaire, en plus d’ajouter des îlots numériques. Il faut s’adapter au monde d’après », fait valoir Caroline Laroche. Tout aussi incontournable, il y a l’agrément accordé par le ministère de la Culture et des Communications du Québec. Même si le délai a été prolongé en raison de la pandémie, ce dossier possède un caractère d’urgence.

Or, le document que prépare la directrice générale va au-delà des questions d’intendance. Entre autres, il préconise un ancrage écologique dont les premières manifestations pourraient survenir cette année. Dès l’automne, en effet, elle espère trouver les fonds nécessaires afin de plancher sur l’isolation et le système de chauffage. Une autre retombée tiendrait au fait de pouvoir ouvrir à l’année.

« Nous aurions la possibilité d’accueillir les touristes européens, plus présents à l’automne, de même que la clientèle scolaire », explique Caroline Laroche. Dans la même foulée, l’aménagement d’un toit vert figure parmi ses priorités, tout comme l’aménagement d’un jardin communautaire sur le vaste terrain qu’occupe le CHAM.

En parallèle, il faudra déterminer de quelle manière on soulignera le 375e anniversaire de l’arrivée du premier Blanc au Lac-Saint-Jean, le père Jésuite Jean De Quen. On aimerait que ces activités qui auront lieu en 2022 pavent la voie à une collaboration avec le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM), dont les activités sont centrées à Marseille.

Son expertise sera précieuse en vue de l’ambitieux projet de fouilles caressé par la patronne du CHAM. Elle-même ayant oeuvré au DRASSM, en tant qu’archéologue, ce partenariat est cher à son coeur. « Mes yeux sont tournés vers le lac, au plan archéologique. On n’a rien fait sous l’eau et je suis sûre qu’on trouverait des choses intéressantes », affirme Caroline Laroche, qui cible la période remontant à l’arrivée des premiers Amérindiens.