C’est à cet endroit que l’Ensemble Talisman, ainsi que bon nombre de partenaires, donnera un concert le 12 septembre. Cet événement aura lieu à La Baie, plus précisément au cap à l’Ouest. Il sera diffusé dans les CHSLD de la région grâce à la collaboration du CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean.
C’est à cet endroit que l’Ensemble Talisman, ainsi que bon nombre de partenaires, donnera un concert le 12 septembre. Cet événement aura lieu à La Baie, plus précisément au cap à l’Ouest. Il sera diffusé dans les CHSLD de la région grâce à la collaboration du CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

L’Ensemble Talisman en concert au cap à l’Ouest

Daniel Côté
Daniel Côté
Le Quotidien
Bien que la musique soit source d’élévation, l’Ensemble Talisman ne néglige aucun moyen pour prendre de la hauteur. Le 12 septembre, en effet, ses membres donneront un concert à 160 mètres d’altitude, au sommet du cap à l’Ouest. Les notes produites par leurs instruments résonneront à La Baie et même au-delà, grâce à un partenariat noué avec le CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Leur prestation, qui durera une heure, sera diffusée en direct dans les CHSLD de la région. L’objectif consiste à égayer le quotidien des personnes qui y résident, ainsi que des membres du personnel, puisqu’ils pourront visionner le concert sur une tablette. Exploitée il y a quelques mois par l’Orchestre symphonique du Saguenay–Lac-Saint-Jean, l’idée de recourir à ce support pour transmettre de la musique sera poussée un peu plus loin, laisse entendre l’initiateur du projet, Luc Beauchemin.

« Ce sera unique, le genre d’événement qui fait rêver et qu’on ne peut pas reproduire. Juste l’idée fait du bien aux gens », a énoncé le musicien lors d’une entrevue accordée au Progrès.

À ses yeux, cette sortie s’inscrit dans le droit fil du concert tenu le 22 juin, à la chapelle Saint-Cyriac de Lac-Kénogami, dans le but de marquer la fin du confinement. Il avait débuté à minuit, au moment même où les artistes étaient autorisés à se produire devant public.

Cette fois-ci, cependant, il n’y aura pas de murs et le nombre de spectateurs rassemblés au cap à l’Ouest sera limité à une vingtaine. Quant aux participants, ils comprendront les 11 cordes et deux guitares associées à l’Ensemble Talisman, la violoniste Guylaine Grégoire, des Porteurs de musique, la danseuse et chorégraphe Andréa Martin, de la troupe Les Farandoles, Denis Morissette et Isabelle Harvey, du duo Tarcello, le cornemusier André Larouche et la comédienne Josée Gagnon, des Clowns thérapeutiques Saguenay.

C’est cette dernière qui animera le concert. Elle mettra à profit ses talents de communicatrice afin d’assurer le lien avec le public présent dans les CHSLD. L’objectif consiste à lui faire cadeau de la beauté, lui qui a été si éprouvé dans les derniers mois. En plus de la musique et de la danse qu’exécutera Andréa Martin sur l’air de la Gymnopédie No. 1 d’Érik Satie, son sens du merveilleux sera aiguisé par les images que captera le drone du cinéaste Philippe Belley.

Parce que le paysage constitue un personnage, lui aussi. Non seulement est-il spectaculaire, mais le terrain où se déroulera l’événement, baptisé Sommet pour les CHSLD, nous ramène au début de la colonisation du Saguenay. Acquis par Eugène « Eucher » Gobeil en 1845, il appartient à deux descendants de la sixième génération, Martin et Michel Gobeil. Quant à Marie-Pascale Gobeil, membre de la septième génération, et fille de Martin, elle célébrera cette fête de la mémoire en jouant du violon au sein de l’Ensemble Talisman.

« C’est seulement il y a deux ou trois mois que j’ai fait le lien entre Pascale et les frères Gobeil, raconte Luc Beauchemin. J’étais excité, parce que j’ai marché jusqu’à la croix du Centenaire avec mes enfants, il y a plusieurs années. J’avais le goût de donner un concert à cet endroit, mais Martin m’a montré un autre endroit extraordinaire, là où nous jouerons samedi. Il y a un promontoire, ainsi que des gradins en pierre répartis sur deux ou trois rangées. Les gens pourront s’y asseoir. »

Son enthousiasme est tel qu’il en oublierait de décrire le programme. Première à se lancer, la violoniste Jessy Dubé interprétera une Sonate pour violon solo de Bach. Puis, il y aura du Vivaldi, trois pièces de Gilles Vigneault, une du guitariste Yvon Dachille, un arrangement de Bruno Chabot sur l’air de la chanson Every Breath You Take du groupe The Police, Les feuilles mortes, Les Béatitudes de Martynov, ainsi que Palladio de Karl Jenkins.

Et la cornemuse, lui demande-t-on, qu’est ce qu’elle jouera ? Sans vendre la mèche, Luc Beauchemin répond qu’elle prendra le relais du Duo Tarcello et assure qu’on l’entendra jusqu’à l’hôpital de La Baie, avec ou sans tablette.