Charles Côté présentera Opus No. 1 - Renaissance Merveilleuse le vendredi 10 mai, à la cathédrale de Chicoutimi.

L’Ensemble Hopper s’arrête à la cathédrale

Le Centre d’expérimentation musicale (CEM) étend de plus en plus ses tentacules dans le monde. Il reçoit, vendredi, l’Ensemble Hopper à la cathédrale de Chicoutimi, un groupe belge de musique contemporaine constitué de jeunes artistes formés au Conservatoire de Liège.

« C’est un ensemble jeune et dynamique qui, actuellement, est en train de faire une tournée canadienne », raconte Charles Côté, adjoint à la direction artistique au CEM et compositeur qui aura la chance de faire la première partie de l’événement du 10 mai avec une création originale.

À l’heure actuelle, l’Ensemble Hopper essaie de consolider un réseau de circulation entre le Québec et la Belgique, réseau dont la collaboration avec le CEM est une illustration. Au centre, on espère rendre la pareille et visiter les cousins belges prochainement.

« Depuis un an ou deux, différentes initiatives nous permettent de développer ce genre de partenariat », indique Charles Côté, qui précise que ces collaborations se font de manière naturelle.

« Quand les artistes s’entendent bien ensemble et ont envie de continuer à collaborer, on est à l’écoute de ça. On ne veut pas forcer ce genre de partenariats, mais s’il y a une connexion naturelle qui s’installe entre les musiciens, ça débouche. »

L’Ensemble Hopper, originaire de Belgique, est en tournée à travers le Canada.

Charles Côté a d’ailleurs visité la France, il y a quelques semaines. Ce voyage a donné des résultats. Il a reçu une invitation de la part d’un centre de création nationale situé à Reims pour participer à une résidence en avril 2020.

Programme

Vendredi prochain, le percussionniste classique de formation présentera en ouverture du concert une de ses compositions inédites écrites pour le piano, Opus No. 1 - Renaissance Merveilleuse.

« Je traite le piano, dans cette œuvre, comme un instrument de percussion. Dans le répertoire du piano, il y a ce qu’on pourrait appeler des traits idiomatiques. Des gammes, des arpèges, une écriture qui nous fait tout de suite penser au piano. Je l’aborde différemment parce que je n’ai pas le background d’un pianiste classique, mais j’avais envie d’écrire une œuvre pour piano et de la présenter moi-même devant le public », souligne Charles Côté.

Cette œuvre axée sur la répétition et qualifiée de « percu-pianistique » par son auteur, installe une atmosphère contemplative. La cathédrale de Chicoutimi se prêtait parfaitement pour une première interprétation devant public.

« La musique que je vais présenter est basée sur la répétition de courte cellule, ce qui crée un effet contemplatif ou encore méditatif. L’acoustique de la cathédrale est parfaitement adaptée pour cette œuvre-là, pour se laisser baigner par les sonorités hypnotisantes en regardant l’architecture des lieux », estime le compositeur.

Les billets seront disponibles à la porte, le soir de l’événement. Le CEM ne fixe pas de prix d’entrée pour les concerts qu’il produit. Une contribution volontaire est demandée, selon la capacité de payer et l’appréciation des spectateurs.