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Maya Guénon, travailleuse sociale et professeure de yoga, Ann Jones, artiste de la marionnette et professeure d’arts, Réjean Arsenault, directeur des communications, Richard Bouchard, directeur général et artistique, ainsi que Maïté Bonotaux Bouchard, conceptrice vidéo, forment l’équipe de l’École nationale d’apprentissage par la marionnette.
Maya Guénon, travailleuse sociale et professeure de yoga, Ann Jones, artiste de la marionnette et professeure d’arts, Réjean Arsenault, directeur des communications, Richard Bouchard, directeur général et artistique, ainsi que Maïté Bonotaux Bouchard, conceptrice vidéo, forment l’équipe de l’École nationale d’apprentissage par la marionnette.

L’ÉNAM offre de nouveaux services en santé mentale pour répondre aux besoins [VIDÉO]

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
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L’École nationale d’apprentissage par la marionnette (ÉNAM) élargit ses horizons et offre de nouveaux services afin de répondre aux besoins en santé mentale liés à la pandémie. En plus d’ajouter le yoga à sa gamme habituelle de services, un nouveau programme destiné aux travailleurs aux prises avec des problématiques d’angoisse, d’anxiété et de stress sera mis en place d’ici quelques semaines.

L’École nationale d’apprentissage par la marionnette a tenu un point de presse, mardi, afin de rappeler qu’elle est bien vivante malgré la pandémie. Les besoins sont même grandissants pour la clientèle habituelle, mais aussi pour la population en général et l’organisation compte bien faire sa part pour aider.

« Notre service est considéré essentiel et on poursuit le travail même s’il a fallu s’ajuster, explique Richard Bouchard, directeur général et artistique de l’ÉNAM. Notre programme vise à outiller et à développer la créativité de nos participants pour les rendre plus autonomes, pour qu’ils sortent de leur isolement, pour qu’ils retrouvent leur équilibre en santé mentale et pour qu’ils ne sombrent plus dans la maladie. »

Nouvellement installés dans la chapelle de l’Église Christ-Roi, sur la rue Petit à Chicoutimi, les intervenants travaillent à la mise en place d’un nouveau programme d’accompagnement destiné à la population active qui devrait être lancé au printemps. Il vise à répondre aux besoins en santé mentale que la pandémie a provoqués.

L’École nationale d’apprentissage par la marionnette offre des services d’intégration sociale avec les arts de la scène reconnus par le CIUSSS.

« C’est un programme qui s’adressera à une population plus près du marché du travail et qui souffre des conséquences de la COVID-19. Ce sont des personnes en arrêt maladie, qui se sentent isolées et qui vivent avec un grand stress, ce qui les angoisse. Ils vivent avec une anxiété débordante et ils souffrent de troubles de panique et de problèmes de santé mentale, décrit Richard Bouchard. Les besoins vont être énormes bientôt en santé mentale. »

Le nouveau projet nécessitera un investissement du participant de trois à six heures par semaine, sur une dizaine de semaines. L’objectif consiste à développer la créativité et à amener les gens à dépasser la problématique et trouver des pistes de travail.

« La pandémie nous a forcés à imaginer un nouveau programme pour toucher une population qui ne s’inscrirait pas autrement. Pour dénouer certaines difficultés. »

L’ÉNAM concentre habituellement ses activités autour des adultes vivant avec des problèmes de santé mentale et ayant une contrainte sévère à l’emploi. L’école offre des services d’intégration sociale avec les arts de la scène reconnus par le CIUSSS.

« On souhaite amener les gens à vivre des situations de succès où ils vont sortir grandis », résume Réjean Arsenault, responsable des communications.

« C’est une approche multidisciplinaire. On les encourage à tout essayer et surtout on dédramatise, décrit Ann Jones, artiste marionnettiste et professeure d’art. L’ÉNAM est un milieu d’écoute et d’accueil. »

Afin de répondre aux besoins de la clientèle, la pratique du yoga a récemment été intégrée aux activités de l’école avec l’arrivée de Maya Guénon, travailleuse sociale et professeure de yoga.

La pandémie a par ailleurs forcé l’organisation à reporter son projet de création d’un nouveau spectacle de marionnettes en intégration sociale. Le projet a dû être modifié. De petites vidéos sociales, humanitaires et humoristiques sont finalement créées afin de rejoindre le public sur le Web.

Richard Bouchard, directeur général et artistique de l’École nationale d’apprentissage par la marionnette, lancera sous peu un nouveau programme destiné à une population plus près du marché du travail qui souffre des conséquences de la COVID-19.

Bell cause pour la cause

L’ÉNAM a également profité du point de presse pour rappeler l’importance de la Journée Bell Cause pour la cause. L’école a pu bénéficier par le passé des sommes amassées dans le cadre de cet exercice de sensibilisation. Ses intervenants invitent la population à prendre part à la campagne qui en est à sa 11e édition et qui se tiendra le 28 janvier prochain sous le thème En santé mentale, maintenant plus que jamais, chaque geste compte.

L’ÉNAM a lancé une vidéo d’un peu moins de deux minutes sur le Web afin d’expliquer concrètement à quoi peuvent servir les sommes amassées lors de cette journée. La population peut faire sa part en utilisant le mot-clic #BellCause.