Voici la version 2019 de L’Écho du Royaume, une chorale du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui donnera deux spectacles en Tunisie, les 3 et 11 mai.

L’Écho du Royaume chantera en Tunisie

L’Écho du Royaume, un chœur formé de chanteurs provenant du Saguenay-Lac-Saint-Jean, donnera deux spectacles en Tunisie dans les prochaines semaines. Dirigés par la Jonquiéroise Gisèle Munger, les 26 membres de cette formation se produiront d’abord à Tunis, en présence de l’ambassadrice du Canada. Leurs voix retentiront ensuite à Sousse, où ils partageront la scène avec un groupe de jeunes filles.

« Ce voyage nous fera prendre un bain de culture et le fait de chanter apporte une dimension intéressante, en raison des contacts noués avec ceux qui nous accueilleront. C’est notre huitième déplacement depuis la création de L’Écho du Royaume. Nous partons tous les deux ans et cette fois, ça tombe bien, parce que la Tunisie est un pays francophone. Les places disponibles ont été retenues dans le temps de le dire », a raconté Gisèle Munger au cours d’une entrevue accordée au Quotidien.

Gisèle Munger, directrice de L’Écho du Royaume.

Une dizaine de personnes accompagneront les choristes, dont le départ est prévu pour le 1er mai. Chaque sortie du chœur est précédée par une période d’inscriptions, un passage obligé en raison de son caractère éphémère. Il y a un certain nombre d’habitués, mais les effectifs bougent au rythme des disponibilités ou de l’intérêt généré par la destination. Dans le passé, les interprètes ont porté la culture québécoise en Europe de l’Est, en France et au Portugal, de même qu’en Espagne.

Sitôt formé, le groupe a reçu des fichiers comprenant les pièces faisant partie du programme. Des répétitions ont aussi été organisées, sur une période de sept mois. Quant au répertoire, il ménage une place de choix à la chanson québécoise d’hier et d’aujourd’hui. « Nous faisons Le ciel se marie avec la mer de Jacques Blanchet, Le cœur est un oiseau de Richard Desjardins et Deux par deux rassemblés de Pierre Lapointe. Nous avons aussi intégré des chansons à boire », lance la directrice d’un ton enjoué.

La cathédrale Saint-Vincent-de-Paul de Tunis, sur l’avenue Habib Bourguiba.

Elle explique que même pendant le volet touristique du voyage, L’Écho du Royaume prend plaisir à pousser la note. « Parfois, ça se passe dans un restaurant. On peut aussi le faire au bord de la mer », indique Gisèle Munger. Elle précise que cette année, le groupe sera appuyé par une bande vocale, ce qui est contraire à ses habitudes. Il n’a pas été possible de recruter des musiciens, en effet.

Notons enfin que la Tunisie devait fait l’objet d’une visite en 2011, un projet reporté dans la foulée de ce qu’on a appelé le Printemps arabe. « Nous avions tout annulé en raison des problèmes sociaux, tout en maintenant les liens avec l’un de nos contacts, un médecin de Sousse qui était venu chanter avec sa chorale, il y a sept ou huit ans, à Jonquière », mentionne la directrice.