Valérie Poulin aura la chance de participer à la 23e édition des Francouvertes, le 1er avril.

Le tremplin des Francouvertes pour une rockeuse du Saguenay

Originaire de Saint-Honoré, Valérie Poulin a quitté la région à 20 ans afin de porter son projet de musique dans la métropole montréalaise. Son premier album, L’or des fous, sortira à l’automne, précédé par le simple Assez. Les choses tombent en place, mais ce qui manquait à la jeune femme à ce stade de sa carrière, c’est de la visibilité. Elle était donc heureuse le jour où le comité organisateur des Francouvertes l’a intégrée à la liste finale des 21 candidats.

Comme le duo Vice E Roi, l’autre prétendant provenant du Saguenay–Lac-Saint-Jean, l’auteure-compositrice-interprète jouira d’une fenêtre de 30 minutes afin de produire une bonne impression. Elle sera flanquée de ses partenaires habituels, le bassiste Étienne Dupéré et le batteur Thomas Sauvé-Lafrance, ainsi que de la choriste Andy Jon et de la bassiste Agathe Dupéré.

« Mes chansons rockent, elles groovent, et on va profiter des prochaines répétitions pour intégrer la deuxième basse. En plus de participer au concours, on va donner des spectacles dans les prochains mois. Pour le moment, rien n’est planifié au Saguenay, mais j’ai vraiment le goût de jouer là », a raconté Valérie Poulin, au cours d’une entrevue accordée au journal.

Le titre de l’album vient d’une expérience vécue dans la région. Elle avait trouvé plein de pyrite et y a vu une métaphore des travers de la vie moderne, où ce qu’on appelait l’or des fous prend différentes formes. « On cherche de l’or. On croit en trouver, alors que c’est de la pyrite. C’est comme faire de l’argent et être connu. De nombreux artistes veulent avoir du brillant sur eux, laisser croire qu’il est facile de pratiquer ce métier, même si ce n’est pas vrai », note celle qui cumule les fonctions de chanteuse et de guitariste.

Plusieurs de ses textes tournent autour du thème de la désillusion. Or, c’est avec lucidité que la Saguenéenne envisage son passage aux Francouvertes. Gagne ou perd, le seul fait d’avoir été en lice, de s’être pointée à la salle Le Lion d’Or de Montréal, constituera une victoire. Son rendez-vous sera le dernier de la ronde initiale. Même s’il est prévu pour le 1er avril, Valérie Poulin affiche une belle confiance.

« Ce dont j’ai le plus besoin, c’est de la visibilité pour lancer mon album. Même si ne je finis pas première, je sais que ce sera bon pour moi d’avoir vécu cette expérience, fait observer la rockeuse. Déjà, par exemple, je suis contente parce que cinq juges faisant partie de l’industrie m’ont choisie en compagnie de 29 candidats, tandis que cinq autres juges ont réduit ce nombre à 21. Nous avons pu prendre connaissance de leurs commentaires, ce qui sera aussi le cas au Lion d’Or. »