Le Théâtre CRI utilisera la chanson Les pauvres

Le Théâtre CRI prépare une courte pièce s’appuyant sur Les pauvres, l’une des plus belles chansons de Plume Latraverse. Ayant obtenu l’autorisation officielle de s’en servir, la directrice Guylaine Rivard, qui sera l’unique comédienne mobilisée dans le cadre de ce projet, met les bouchées doubles afin d’étrenner ce spectacle en août, dans le cadre du Festival de contes et légendes Atalukan tenu à Mashteuiatsh.

« La chanson formera la trame sonore d’une pièce qui m’amènera à pratiquer le théâtre d’objets. Elle durera de 15 à 30 minutes et aura pour titre L’itinérance. J’incarnerai une itinérante qui se trouve dans un parc », a révélé la directrice de la compagnie il y a quelques jours, à la faveur d’une entrevue accordée au Progrès.

Elle parle de ce projet comme d’un défi, puisqu’il déborde des cadres habituels du théâtre. Après la représentation donnée à Mashteuiatsh, son objectif consiste à sillonner la province aux côtés de son conjoint et directeur technique Serge Potvin, à bord d’un Westfalia. « Je veux me mettre en danger et amener le Théâtre CRI dans des lieux différents », mentionne Guylaine Rivard.

« Je veux me mettre en danger et amener le Théâtre CRI dans des lieux différents. »

Guylaine Rivard

Une seconde production verra le jour dans les prochains mois. Empruntant aussi à la forme courte, elle s’adressera à la fois aux enfants et aux adultes, alors qu’il sera question des contes de fées. Le titre provisoire est d’ailleurs Conte sur moi, ce qui laisse entrevoir la part de l’humour qui devrait colorer cette création.

« Je veux que les adultes aussi aient du plaisir avec ça. Le texte sera parsemé de formules familières, du genre de ‘‘Tire la chevillette, la bobinette cherra’’. Il s’agira à nouveau d’un solo, et je souhaite le promener un peu partout, y compris à Montréal et à Québec. Je me fixe pas un échéancier trop serré, mais cette pièce devrait être prête à l’automne », estime Guylaine Rivard.

Toujours à propos du Théâtre CRI, signalons que l’une de ses pièces les plus appréciées, Et si on avait la vie devant soi, poursuit sa carrière en pointillé, trois ans après sa création. Quatre représentations figurent à l’agenda, en effet, soit celles qui seront données les 21, 22 et 23 avril à la salle Le Ménestrel du Cégep de Chicoutimi, en collaboration avec le département de français, de même que celle du 25 avril, présentée au Cégep de Saint-Félicien.