Patrick Simard et Guylaine Rivard campent les rôles de Momo et de Madame Rosa dans la pièce Et si on avait la vie devant soi. Cette création du Théâtre CRI sera reprise le 9 septembre, à l’occasion du Festival international de théâtre de Mont-Laurier.

Le Théâtre CRI à Mont-Laurier

L’une des productions les plus réussies du Théâtre CRI, Et si on avait la vie devant soi, sera présentée le 9 septembre, à l’occasion du Festival international de théâtre de Mont-Laurier. Elle sera défendue par les comédiens Guylaine Rivard, Éric Chalifour et Patrick Simard, ceux-là mêmes qui l’ont créée à la salle polyvalente de la bibliothèque Hélène-Pedneault, il y a quatre ans.

Il s’agira de la première participation de la compagnie jonquiéroise à cet événement. Elle a été intégrée dans le volet professionnel de la programmation, tandis que le Mic-Mac de Roberval tentera à nouveau de faire sa marque parmi les amateurs. Il proposera Une mort accidentelle, une comédie de François Archambault qui a tenu l’affiche au printemps 2018, à la salle Lionel-Villeneuve.

Heureuse de jouer devant un nouveau public, Guylaine Rivard souhaite que cette sortie ouvre la porte à d’autres représentations données à l’extérieur du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Cette perspective est d’autant plus réaliste que le festival attire un certain nombre de diffuseurs. « Ça nous donne une belle occasion de se faire voir. J’espère que nous ferons de belles rencontres », a-t-elle confié au Progrès.

Inspirée du roman d’Émile Ajar, La vie devant soi, la pièce met en scène Madame Rosa, une veille dame qui a pris sous son aile le petit Momo. Sa vie à lui commence, alors que celle de sa protectrice arrive au couchant.

« C’est de l’humanité extrême, décrit Guylaine Rivard. On aborde des thèmes qui collent à l’actualité, notamment les nouveaux arrivants, la drogue, les religions, la consommation et l’accompagnement des personnes en fin de vie. Je suis très fière de ce spectacle qui a été réalisé à la suite d’une épreuve personnelle. Il y a longtemps que je rêvais de travailler à partir de ce texte. »

Et si on avait la vie devant soi a repris vie l’année dernière, alors que des représentations ont été données au Lac-Saint-Jean, de même qu’au Saguenay. Le Théâtre CRI croit tellement dans le potentiel de cette pièce qu’il a renouvelé les droits d’utilisation jusqu’en 2021. Il s’agit d’un investissement conséquent, surtout pour une compagnie fonctionnant avec un budget aussi modeste que le sien.

« Je suis chanceuse, parce que les comédiens étaient libres pour jouer à Mont-Laurier et qu’ils avaient le désir de se réapproprier le texte », souligne Guylaine Rivard. Elle apprécie également le fait que cette production puisse voyager facilement. Si les diffuseurs affichent de l’intérêt, il sera facile de transporter l’équipe et les éléments de décors, lesquels prennent la forme de photographies portées par interprètes.