La comédienne Érika Brisson avait joué Médée en novembre 2016. Elle campera de nouveau ce rôle, dans Les mains anonymes, écrite et mise en scène par Dario Larouche du Théâtre 100 Masques.

Le Théâtre 100 Masques revient avec «Médée»

Le classique de la tragédie grecque Médée est de retour sur les planches grâce au Théâtre 100 Masques. Les mains anonymes, une création de Dario Larouche, sera de nouveau présentée, l’instant de quelques soirs.

Le Théâtre 100 Masques n’en est pas à sa première rencontre avec l’oeuvre originale d’Euripide. Cette version saguenéenne avait été présentée en novembre 2016, à la salle Murdock de Chicoutimi. 

Cette fois, les représentations sont prévues au Petit Théâtre de l’UQAC, ce qui permet quelques améliorations au point de vue technique, sans changer l’essence de la pièce. 

Pour cette deuxième série de spectacles, la comédienne Érika Brisson sera de nouveau Médée. « Je ne dois pas tomber dans le piège de refaire ce qui a bien fonctionné », ajoute celle qui reprend ce rôle avec une bonne dose de stress, allant même jusqu’à qualifier cela d’expérience la plus stressante de sa vie. 

De plus, la tragédie grecque est rarement montée en région. « On l’étudie à l’école en se disant qu’on ne jouera probablement jamais cela », témoigne la comédienne et maman, qui campe un rôle bien loin de ses valeurs.

Les mains anonymes place Érika Brisson seule sur scène, pendant plus d’une heure. Un défi et une chance, affirme celle qui a complété une maîtrise sur la notion de la présence du comédien sur scène. « C’est d’utiliser le vide, l’absence et le silence pour parler de la présence », ajoute-t-elle. 

Encore d’actualité après 2000 ans

Même si l’oeuvre originale a plus de 2000 ans, elle est encore d’actualité. Ayant le mandat d’explorer tous les styles de théâtralités, Dario Larouche, du Théâtre 100 Masques, s’était lancé dans le projet de créer une nouvelle version qui isole la voix de cette femme. Contrairement à la plupart des autres créations, son exploration permet de mettre en lumière une seule voix, celle de Médée. Chaque tableau présente une phase des émotions du personnage. De tableau en tableau, Érika Brisson passera de la femme à la nourrice en traversant la fureur. 

La pièce Les mains anonymes, d’après un texte et une mise en scène de Dario Larouche et qui met en vedette Érika Brisson, sera présentée du 21 au 24 février, au Petit Théâtre de l’UQAC.