Une partie de l’équipe de Junior Majeur est venue présenter le film en avant-première à Saguenay mardi. À l’arrière, les scénaristes Martin Bouchard et Emmanuel Joly, sont accompagnés des comédiens Daniel Thomas, Alice Morel-Michaud, Rémi Goulet et Antoine Olivier Pilon, ainsi que du producteur Christian Larouche.

Le tapis bleu pour «Junior Majeur»

« Ç’a toujours été un rêve »

Christian Larouche en rêvait depuis longtemps. C’est maintenant chose faite. Le producteur présente Junior Majeur, un film en partie tourné dans sa région natale et qui met en scène l’équipe de hockey qui a marqué sa jeunesse. 

Christian Larouche a grandi à Lac-Bouchette. Petit, il était fan de hockey, plus précisément des Sags. « Quand j’ai eu l’opportunité de tourner sur le hockey, c’était évident que j’allais venir ici dans la région. Ç’a toujours été un rêve, assure-t-il. C’est l’fun d’être producteur, de pouvoir s’imaginer les choses, de créer notre équipe. »

L’équipe de Junior Majeur est venue à Saguenay à quelques reprises au cours de la dernière année. Des tournages ont eu lieu une première fois en janvier dernier, puis de nouveau en mai. « On s’est retrouvé 125 personnes au Saguenay pendant une semaine. C’est énorme », confirme le producteur installé à Montréal depuis des années. « C’est certain que ç’a causé plus de problèmes au niveau monétaire, mais c’est l’fun de se retrouver en région. Les gens ne sont pas blasés. Ils sont là pour nous aider. C’est vraiment plaisant. Les gens collaborent. »

Christian Larouche tenait à mettre Saguenay en valeur dans son film. 

« Ce n’est pas une ville que les gens sont habitués de voir au cinéma. C’est vraiment beau. On a de beaux points de vue notamment quand on arrive à Chicoutimi par le boulevard Talbot et qu’on voit les monts Valin. On a tourné sur la rue Racine, on est allé chez Georges, la Ville nous a permis de tourner partout. On n’a pas eu d’obstacles. On reviendrait tourner ici n’importe quand. Je n’hésiterais jamais. »

Le producteur a aussi fait des choix afin d’être le plus fidèle possible à la réalité. 

« C’était important qu’on sente qu’on était là. Au départ, on ne devait pas tourner en ATM, mais je ne voulais pas tricher. C’était important qu’on soit dans les vrais locaux d’ATM. Je voulais qu’on soit ici et qu’on sente qu’on était là », affirme-t-il, confirmant que certaines scènes qui se déroulent à Saguenay ont tout de même dû être tournées dans la métropole québécoise. 

Junior Majeur a été présenté à Rouyn-Noranda, où une partie du tournage a été réalisé. L’avant-première à Saguenay avait toutefois une saveur particulière pour le producteur. « Là, c’est chez nous. Le présenter à un vrai public, ça m’excite. J’ai hâte de voir ça », a-t-il affirmé quelques heures avant l’avant-première prévue mardi soir. « Ici c’est une ville de hockey. C’est aussi chez nous. Des gens de ma famille seront là pour l’avant-première. »

Le producteur ne ferme pas la porte à la création d’une suite à Junior Majeur. « Les auteurs sont déjà prêts à écrire un troisième film. On va d’abord voir comment celui-là va être reçu. Ensuite, on regardera », affirme celui qui espère que Junior Majeur aura le même genre de vie que Les Pee-Wee 3D : L’hiver qui a changé ma vie, et qu’il plaise autant aux jeunes qu’à leurs parents. 

Christian Larouche, producteur, est heureux de présenter Junior Majeur, un film tourné en partie à Saguenay et qui met en scène les Saguenéens, l’équipe de hockey de son enfance.
Dans Junior Majeur, la suite de Les Pee-Wee 3D: L’hiver qui a changé ma vie, la relation entre les personnages de Rémi Goulet, Alice Morel-Michaud et Antoine Olivier Pilon n’est pas de tout repos.

Un premier trio de qualité

L’équipe de Junior Majeur a pu compter sur un premier trio de qualité. En cinq ans, les acteurs Alice Morel-Michaud, Antoine Olivier Pilon et Rémi Goulet ont grandi, mais ils ont aussi pris de la maturité et acquis toute une expérience qu’ils ont pu mettre à profit dans le film. 

Les jeunes acteurs qui campent les principaux personnages de Junior Majeur étaient au début de l’adolescence lorsqu’ils ont tourné Les Pee-Wee 3D : L’hiver qui a changé ma vie. Aujourd’hui au début de l’âge adulte, ils reprennent leurs personnages avec bonheur et une volonté d’amener leurs personnages plus loin. 

Les comédiens ont pris plaisir à se retrouver sur le plateau de Junior Majeur. « C’était le fun de se revoir. La chimie était encore là », assure Antoine Olivier Pilon. 

Le scénario a aussi fait grandement plaisir au trio. Junior Majeur est un film de hockey, mais il leur a aussi permis de jouer des scènes remplies d’émotions. 

« Depuis le premier film, il y a eu toute une évolution. Ils sont rendus ailleurs, comme nous, qui voulons jouer des choses qui nous ressemblent plus. Les auteurs nous ont fait de beaux cadeaux. On était contents quand on a lu le scénario. Les personnages ont évolué sans perdre leur essence », estime Alice Morel-Michaud. 

Antoine Olivier Pilon a été servi en émotions avec le personnage de Janeau Trudel. 

« J’ai aimé le sentiment de culpabilité qui habite mon personnage. Je le vis en complicité avec le public qui est témoin de ça », explique Antoine Olivier Pilon. 

Joey Boulet, personnage que campe Rémi Goulet, a lui aussi sa part de scènes fortes en intensité. « Les scénaristes ont réussi à nous sortir de notre zone de confort. Ça aurait été moins l’fun si les personnages n’avaient pas évolué », estime-t-il. 

Le tournage comportait certains défis pour les acteurs. Antoine Olivier Pilon et Rémi Goulet devaient faire croire qu’ils sont des joueurs de hockey assez talentueux pour évoluer dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Pourtant, ni l’un ni l’autre ne joue au hockey. « On a eu des cours pendant six semaines, quatre jours par semaine », raconte Rémi Goulet. « Il fallait être crédibles même dans notre manière d’embarquer sur la glace. »

« Pour nous, tout était dans les détails. Pour le reste, on avait des doublures », ajoute Antoine Olivier Pilon.

Les deux comédiens ont pu compter sur des joueurs des Patriotes du Cégep Saint-Laurent pour jouer leurs doublures et leurs coéquipiers. 

« J’avais un peu un sentiment d’imposteur en allant jouer le meilleur joueur de hockey aux côtés de vrais joueurs », confie Antoine Olivier Pilon. « Mais on a eu un bon support des joueurs qui nous ont entourés. »

Les trois comédiens ont aimé tourner en région. « L’ambiance est différente. On ne retourne pas chez nous le soir. La journée ne se finit pas après le tournage. Ça change les choses, un sentiment de famille se crée et ça se sent sur le plateau », estime Alice Morel-Michaud. 

Le trio était excité à quelques heures de présenter le film en avant-première à Saguenay. « Quand on est fiers d’un film, on est contents d’aller le présenter et ici, dans la ville où on a tourné, on l’est encore plus », conclut Rémi Goulet. 

L’avant-première à Saguenay avait une saveur particulière pour le producteur Christian Larouche.
Daniel Thomas

Daniel Thomas dans le rôle du coach

Le temps d’un film, le coach des Saguenéens de Chicoutimi prend les traits de Daniel Thomas, un cadeau pour le comédien qui a lui-même joué au hockey pendant plusieurs années. 

Il y a cinq ans, Daniel Thomas incarnait Stéphane, l’entraîneur adjoint de l’équipe dans Les Pee-wee 3D : L’hiver qui a changé ma vie. On lui avait dit qu’il pourrait revenir dans une éventuelle suite, mais il ne se faisait pas trop d’idées. « Les choses changent vite au cinéma. Ce n’était pas garanti que je sois là dans une suite. Les scripteurs ont réussi à trouver un moyen de me ramener. C’est un énorme cadeau qu’on m’a fait », estime-t-il. 

Le comédien ne s’est pas inspiré d’un entraîneur en particulier pour camper son personnage. Il aurait toutefois aimé assister à quelques parties des Saguenéens avant le tournage afin de s’imprégner de l’ambiance qui règne lors des parties. « En raison de la distance, je n’ai pas pu le faire, mais j’ai assisté à quelques matchs de l’Armada de Blainville-Boisbriand. J’ai joué au hockey jusqu’au niveau midget, mais en replongeant dans le sport, je me suis rendu compte qu’aujourd’hui, on n’a plus les mêmes modèles de coachs qu’à l’époque. »

Le rôle qu’on lui a confié est celui d’un entraîneur tout en retenue. 

« Le coach interprété par Patrice Robitaille est plus fougueux. Mon personnage est plutôt un technicien. C’est un coach doté d’un ‘‘poker face’’ qui réagit de la même manière lorsqu’il y a un but ou une punition », illustre celui qui a grandement apprécié le tournage.