La présidente du Symposium international de peinture et sculpture du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Gisèle Gravel, invite les jeunes âgés de sept à 17 ans à créer un tableau d'ici au 15 juin. Ils pourront ainsi participer à un concours dont les lauréats seront sélectionnés par les artistes professionnels invités à Chicoutimi.

Le Symposium de peinture et sculpture s'ouvre aux jeunes

Signe que l'été s'en vient, même si ça ne paraît pas tous les jours, le Symposium international de peinture et sculpture du Saguenay-Lac-Saint-Jean remet en marche son concours destiné aux jeunes. Ceux qui souhaitent exprimer leur talent en produisant une oeuvre de huit pouces par dix, sur le thème de leur choix, ont jusqu'au 15 juin pour se manifester.
Il n'y a pas de frais d'inscription et la liste des médiums acceptés par le comité organisateur comprend l'huile, l'aquarelle, le fusain et le pastel. Pour officialiser sa participation, il suffira de remettre un tableau de son cru, non encadré, au magasin DeSerres situé sur le boulevard Talbot, à Chicoutimi. Ensuite, un comité procédera à une première sélection afin d'identifier les 20 toiles qui seront accrochées dans le hangar de la zone portuaire de Chicoutimi, site du symposium.
La différence est que ce concours est désormais ouvert à toutes les personnes âgées de sept à 17 ans. Auparavant, il fallait obligatoirement étudier la peinture dans une école de la région, qu'elle soit publique ou privée. « Nous voulions afficher une plus grande ouverture. J'espère que ça suscitera une participation accrue », a mentionné la présidente du symposium, Gisèle Gravel, au cours d'une entrevue accordée au Quotidien.
C'est pendant la 12e édition, tenue du 22 au 25 juin, qu'un jury formé d'artistes professionnels, les mêmes qui créeront devant le public à Chicoutimi, examinera les 20 tableaux afin de déterminer qui seront les lauréats de 2017. Les trois premiers recevront des bourses de 150 $, 100 $ et 50 $, tandis que chacun des 20 prétendants verra son oeuvre encadrée par les bons soins du commanditaire.
« En plus, le récipiendaire du premier prix passera une journée avec son artiste favori, ce qui constitue une belle récompense. Je garde le souvenir du petit gars qui avait eu ce privilège, il y a deux ans. Il capotait. C'était vraiment « cute » de le voir aller », rapporte la présidente. 
« Ce concours montre que l'art n'a pas d'âge. Peut-être qu'un jour, certains de nos lauréats feront la tournée des symposiums », ajoute Jean-Michel Lafontaine, responsable des communications et du marketing.
Deux sculpteurs
Le jeune qui gagnera le concours ne manquera pas d'options au moment de choisir l'artiste qu'il côtoiera pendant une journée. Ils seront 35 à participer à l'édition 2017, en effet, soit dix provenant du Saguenay-Lac-Saint-Jean, 20 des autres régions du Québec et cinq de l'extérieur du pays. Parmi ceux-ci, on retrouvera deux Marocains, une dame originaire de l'Inde, un Soudanais et un Français.
Ce dernier a pour nom Kossi Traore et, fait à signaler, il formera 50 % de la délégation de sculpteurs, complétée par le Chicoutimien Yann Tremblay. L'art du vitrail sera représenté par l'Almatoise Hélène Larouche et bien sûr, le gros des effectifs réunira des adeptes de l'aquarelle, de l'acrylique et de la peinture à l'huile. « Il y en aura pour tous les goûts », estime Gisèle Gravel.
En matière d'achalandage, par ailleurs, elle espère briser le plafond de 12 000 visiteurs qui semble installé à demeure. L'ouverture plus grande du concours, dont on souhaite qu'il draine les adultes gravitant autour des jeunes participants, constitue l'une des initiatives ayant pour objet de hausser le nombre d'entrées. Un autre signe encourageant vient de la page Facebook de l'événement, qui serait très fréquentée depuis un mois.
« D'autres idées sont en chantier, lesquelles se concrétiseront dans les prochaines années », laisse entrevoir Jean-Michel Lafontaine. « Il faut bouger constamment, sous peine de stagner. C'est ce que nous faisons au sein du comité organisateur, un groupe exceptionnel dans lequel on retrouve des gens qui sont d'abord des passionnés », renchérit la présidente.