Formé aux trois quarts de musiciens de La Baie, le groupe As One Man aura la chance de présenter ses nouvelles compositions le 22 août, à l’Agora du Village portuaire. Il le fera à l’invitation de Diffusion Saguenay, qui a monté une programmation 100% régionale.
Formé aux trois quarts de musiciens de La Baie, le groupe As One Man aura la chance de présenter ses nouvelles compositions le 22 août, à l’Agora du Village portuaire. Il le fera à l’invitation de Diffusion Saguenay, qui a monté une programmation 100% régionale.

Le spectacle de l’année pour As One Man

Daniel Côté
Daniel Côté
Le Quotidien
Si plein de choses ont tourné à l’eau de boudin en raison de la pandémie de COVID-19, le spectacle que donnera As One Man à l’Agora du Village portuaire de La Baie, le 22 août à 21 h, fera figure d’exception. C’est chez lui, en effet, dans la foulée d’un EP prometteur, intitulé Dark Love, que le groupe aux accents punk rock se rappellera au bon souvenir de ses fans. Même dans une année sans virus, ce serait un grand moment pour lui. Alors, imaginez cet été.

« On se considère chanceux de jouer dans un si bel endroit, à cinq minutes de chez nous. C’est une occasion tombée du ciel », affirme Alexandre Côté, chanteur et guitariste, au cours d’une entrevue accordée au Progrès.

C’est à la fin de juillet que Diffusion Saguenay a dévoilé la liste des artistes invités à se produire à l’Agora. La possibilité d’accueillir 250 spectateurs lui a permis de monter cette programmation 100 % régionale.

L’occasion est tellement spéciale que le groupe complété par Bruno Charest (guitare, voix) et Alexandre Dallaire (basse), ainsi que le seul « étranger » du lot, le Jonquiérois Jérôme Rioux (batterie), reprendra presque toutes ses compositions. Il explorera le EP Bedrock et l’album Coming Up Roses, tout en interprétant les cinq titres du plus récent enregistrement, le EP Dark Love.

« Ce sera un party pour les gens qui nous connaissent. Ils entendront tout notre catalogue, en plus du nouveau matériel, et comme certaines pièces possèdent une touche pop, même les personnes plus âgées vont taper du pied », anticipe Alexandre Côté.

Lui et ses camarades ont d’autant plus hâte que leur dernière apparition à l’Agora remonte à un an. Le souvenir qu’ils en gardent et la longue pause provoquée par la pandémie les rendent fébriles.

Les contrariétés encaissées depuis la mi-mars seront oubliées pendant 90 minutes, qu’il s’agisse des spectacles annulés ou du lancement de Dark Love, qui aurait dû se produire en juin.

« Nous avions un bel été devant nous, avec plein de sorties. Au moins, il y a des choses qui se préparent pour l’automne, rapporte le chanteur. On espère que le petit réseau de salles où on a l’habitude de se produire va rouvrir dans les prochains mois. »

Le cas échéant, les Saguenéens seront contents de jeter un peu de lumière sur Dark Love. Si les pistes vocales ont été mises en boîte à La Baie, au studio de leur ami Jimmy Descôteaux, c’est à Montréal que la musique a été captée par Frank Joly, ingénieur du son pour Simple Plan. « Nous sommes vraiment satisfaits de ce qu’il a fait pour nous. C’est l’album dont nous sommes le plus fiers », confie Alexandre Côté.

Les influences demeurent audibles. Le punk rock de Lagwagon, The Offspring, NOFX et The Killers, entre autres références.

Il y a cependant une surprise à la fin, une première composition en français, intitulée Feu de camp. Elle a mis du temps à venir parce ce n’est pas simple, jumeler des mots à la musique, tout en préservant sa crédibilité, laisse entendre le chanteur.

L’effort en valait la peine, cependant, à en juger par la réaction des fans. « Parmi nos nouvelles chansons, c’est la plus écoutée sur les plateformes, s’émerveille Alexandre Côté. Il est aussi question d’en faire une version adaptée au son des radios. Ce serait bien de trouver notre place là-dedans. »

Sans annoncer un virage 100 % franco, il laisse entendre que d’autres pièces écrites dans la langue de Michel Tremblay pourraient aboutir sur le prochain EP. Une affaire à suivre.