Gab Bouchard s’est inspiré d’une peine d’amour pour composer son premier disque, Triste pareil.

Le son du lac 2.0

Gab Bouchard a de qui tenir. L’auteur-compositeur-interprète originaire de Saint-Prime a grandi dans la musique, entouré des figures du son du Lac-Saint-Jean que sont Fred Fortin et Olivier Langevin. Il a lancé vendredi son premier album, Triste pareil, qui lui permettra certainement de se faire un nom.

Son père, Pierre Bouchard, est un collaborateur de longue date de Fred Fortin. C’est le batteur qui donne son nom au premier disque de Gros mené, Tue ce drum Pierre Bouchard. En quelque sorte, Gab Bouchard est la deuxième génération de musiciens qui ont créé le son du lac, cette musique rock, un peu sale, résolument efficace.

Gab Bouchard a d’ailleurs eu l’opportunité de travailler avec son père, Fred Fortin, et surtout Olivier Langevin pour ce premier disque. Langevin, en plus de signer la réalisation du disque et les arrangements, a accompagné Gab Bouchard pendant une bonne partie du travail de préproduction.

« Je suis le petit flo avec les vieux bonshommes. Langevin est moins vieux bonhomme que les autres, mais ça s’en vient », dit Gab Bouchard à la blague, au sujet de sa brochette de collaborateurs.

S’il a sa propre personnalité, les chansons de Gab Bouchard sont un habile mélange de rock, de pop, avec une touche country. On perçoit ses origines dans la dizaine de pièces qu’il propose sur Triste pareil.

« Le son du lac, dans mes chansons, on l’entend quand même un peu dans le phrasé, dans la façon que je mâche mes mots, dans les thèmes, les expressions que j’utilise et qu’on ne dit peut-être pas ailleurs. »

Une peine d’amour

Sans être un album concept, Triste pareil traite d’une rupture amoureuse et de la tristesse qui suit. Le sujet s’est imposé de lui-même pendant l’écriture des textes.

« Je suis arrivé avec une dizaine de tounes qui parlaient pas mal de la même affaire. Je me suis dit : ‘‘bon ben, mon premier disque va être à propos de la fameuse peine d’amour’’. Ce que j’avais en tête quand je composais, c’était vraiment de me sortir de cette tristesse-là », raconte-t-il.

L’album n’est pas déprimant pour autant. Le jeune artiste à la moustache et à la chevelure bleachée donne du crédit à Olivier Langevin sur ce point.

« Si tu lis les textes un par un, c’est ultra mélancolique et un peu tristounet, mais la ‘‘muse’’ elle vient aider à créer différentes atmosphères », explique-t-il.

Gab Bouchard n’a cependant pas accouché de cet album dans la douleur. Le travail avec Olivier Langevin a été une partie de plaisir.

« Ç’a cliqué tout de suite entre nous deux. On est toujours allé dans la même direction. Olivier a compris ma vision et n’a jamais essayé de dénaturer mes trucs », se souvient Gab Bouchard.

Enregistré en deux temps

Triste pareil a été enregistré à deux endroits. Si la majorité du travail a été fait en studio, à Montréal, deux pièces ont été endisquées à Saint-Félicien, dans le chalet de Fred Fortin. « Avec mon père, Fred et Langevin, on s’est fait un trip de trois jours de studio, enfermés », raconte Gab Bouchard. Ce travail avec ces vieux routiers du rock a donné les pièces Astronaute et Tête vide, les deux chansons les plus country de l’album.

Gab Bouchard fera une première tournée au printemps pour présenter ses nouvelles pièces. Il s’arrêtera trois fois dans la région en avril. Il sera au Vieux-Couvent de Saint-Prime le 3, à la Boîte à Bleuets d’Alma le 4 et au Côté-Cour de Jonquière le 18.