Noé Talbot ne donne pas autant de spectacles qu’il le voudrait, comme le démontre l’annulation de sa sortie à Alma, il y a une semaine. En revanche, le chanteur est pleinement investi dans la création de son troisième album complet, <em>Remercier les accidents</em>. «C’est un projet colossal», a-t-il confié au <em>Quotidien</em>.
Noé Talbot ne donne pas autant de spectacles qu’il le voudrait, comme le démontre l’annulation de sa sortie à Alma, il y a une semaine. En revanche, le chanteur est pleinement investi dans la création de son troisième album complet, <em>Remercier les accidents</em>. «C’est un projet colossal», a-t-il confié au <em>Quotidien</em>.

Le projet colossal de Noé Talbot

Daniel Côté
Daniel Côté
Le Quotidien
Ainsi va la vie d’un chanteur. Lors de son dernier passage au Saguenay-Lac-Saint-Jean, il y a une semaine, Noé Talbot aurait dû donner deux spectacles. Celui du Bar à Pitons de Chicoutimi a eu lieu, mais pas l’autre, au Café du Clocher d’Alma. Comme tant de ses concitoyens, l’homme prend ce que lui laisse la COVID et trouve d’autres manières de rentabiliser ses temps libres.

Dans son cas, c’est en studio que ça se passe. Après avoir sorti un simple intitulé Mont Royal, une jolie pièce au lyrisme tranquille, le voici qui planche sur ce qui deviendra son troisième album complet. Baptisé Remercier les accidents, un titre légèrement ironique, cet enregistrement devrait être commercialisé au début de 2022.

« C’est un projet colossal. L’objectif consiste à produire 22 chansons, puis à déterminer lesquelles on va garder. Nous sommes rendus à mi-chemin dans le processus et j’ai tellement hâte de montrer ça aux gens. J’ai consacré un an à l’écriture des pièces et il s’agira de mon meilleur disque », a raconté Noé Talbot à l’occasion d’une entrevue accordée au Quotidien.

Preuve que ce n’est pas un chantier ordinaire, sa première intention consistait à sortir un double enregistrement. « Il y a eu un imbroglio avec la compagnie, cependant, et ça a changé ma perspective. J’ai décidé de faire un album simple, mais avec trois réalisateurs », rapporte le chanteur.

Il faut croire qu’une bonne fée veille sur sa destinée, puisque les hommes en question sont Antoine Lachance, Jesse Fuchs et Vincent Peake. Vraiment pas des pieds de céleri. « Jesse est un maître du hook “catchy”, alors qu’Antoine est à l’aise dans la pop autant que dans le folk. Quant à Vincent, il apporte le côté rock », décrit Noé Talbot.

La liste des musiciens est impressionnante, elle aussi. Ils sont huit ou neuf à apporter leur contribution, dont la contrebassiste Lauriane Pothier, qui l’accompagne parfois sur scène. « Je voulais une “vibe” différente, toutes sortes de couleurs. Des fois, il y a des chansons rock. À d’autres moments, c’est plus calme », énonce l’artiste.

Il est d’autant plus motivé qu’avant la crise sanitaire, sa carrière avait été mise sur pause pendant un an, en raison d’un nodule affectant ses cordes vocales. Puis, il y a eu une tournée annulée en Europe et de nombreux spectacles victimes du même sort au Québec. « C’est plate, mais tout le monde est dans le même bateau », affirme Noé Talbot avec philosophie.