Bernard Brault pose devant sa photo de Samuel Girard, qui venait de remporter sa médaille d’or.

Le privilège de Bernard Brault

Le photographe Bernard Brault a pris 80 000 photos, durant les derniers Jeux olympiques à PyeongChang. La Pulperie présente une quarantaine de ses meilleurs clichés captés en 2018.

C’est la deuxième exposition que le musée régional consacre au travail photographique de Bernard Brault, un habitué de Zoom Photo Festival. Brault, qui fait de la photo sportive depuis plus de quarante ans, conserve la même passion pour son art.

« J’étais très content de voir le résultat, ce matin. C’est très bien exposé », raconte-t-il, lors du lancement de l’exposition.

Il a été assez facile de choisir les clichés qui allaient composer l’exposition, malgré le nombre imposant de photos prises à PyeongChang. « Les meilleures photos ressortent assez facilement. Évidemment, j’avais besoin de photos de Marianne St-Gelais et de Samuel Girard. Ils ont eu chacun leur exploit, un meilleur que l’autre. Quand les athlètes performent bien et gagnent, c’est sûr que l’expression est meilleure, mais il peut y avoir de bonnes photos même dans la défaite », affirme celui qui en était à ses douzièmes Jeux olympiques.

Si la technologie s’est améliorée avec les années, il faut encore être aux aguets et capter l’émotion des athlètes, qu’elle soit positive ou négative, pour faire de bonnes images. « L’équipement s’est perfectionné avec le temps. C’est beaucoup plus facile qu’avant de capter une bonne photo », indique le photographe de La Presse.

Pour Bernard Brault, les premiers Jeux qu’il a couverts demeurent les plus mémorables.

« Les jeux de Lillehammer, en 94, c’est un tournant dans ma carrière. À partir de ce moment-là, je me suis dit “je veux tous les faire” », explique-t-il, avant d’ajouter que les Olympiques sont ce qu’il y a de mieux pour un photographe sportif.