À LA UNE Louis Tremblay, dont le nom d’artiste est Lois, montrera un visage différent, au cours de sa prochaine exposition, tenue à la Galerie 5 de Jonquière. Parmi les toiles qui capteront l’attention du public, il y a celle-ci, intitulée Flying Girl. Elle laisse voir quelques nouveautés dans le contexte de son oeuvre, notamment le fond orange, ainsi que le regard de la jeune femme, masqué par des papillons.
À LA UNE Louis Tremblay, dont le nom d’artiste est Lois, montrera un visage différent, au cours de sa prochaine exposition, tenue à la Galerie 5 de Jonquière. Parmi les toiles qui capteront l’attention du public, il y a celle-ci, intitulée Flying Girl. Elle laisse voir quelques nouveautés dans le contexte de son oeuvre, notamment le fond orange, ainsi que le regard de la jeune femme, masqué par des papillons.

Le peintre Louis Tremblay déconfine son art

Si certains peinent à créer sous le règne du confinement, Louis Tremblay, qui signe ses oeuvres Lois, a amplement profité de la pause que lui a procurée le coronavirus. Ne pouvant pas travailler pour la compagnie Ergofab, où il assume la fonction de directeur de production, le peintre chicoutimien s’est jeté à corps perdu dans la réalisation de tableaux. Ainsi a-t-il complété le premier chapitre de la collection Vultus, bientôt exposé à la Galerie 5 de Jonquière.

La moitié des 20 toiles qui seront accrochées à compter du 18 juin ont vu le jour pendant que le Québec était sur pause. Or, l’impact de cette expérience dépasse le simple fait d’avoir respecté un échéancier. Pour la première fois depuis qu’il est revenu à la peinture, il y a cinq ans, l’artiste s’est investi totalement.

« J’ai tellement tripé. Chaque matin, je descendais au sous-sol avec un café. Je faisais jouer de la musique classique et je peignais. Le faire de cette façon, à temps complet, a donné à mon travail une plus grande maturité. On le sent en regardant les tableaux. C’est plus professionnel et plus songé, tandis que la ligne est mieux définie. Pour moi, il s’agit d’une collection déterminante », a confié Louis Tremblay au cours d’une entrevue accordée au Progrès.

Parmi les oeuvres qui le remplissent de fierté, il y a Flying Girl. C’est un portrait, bien sûr, puisque ce créneau se situe toujours au coeur de sa démarche. On relève cependant des éléments moins familiers. Le regard de la jeune femme est masqué par de jolis papillons, tandis que sa tête se détache d’un fond orange si brillant qu’il commande l’attention. Ces choix étonnent, de la part d’un adepte des couleurs froides, réputé pour le rendu des yeux.

Louis Tremblay ne peint pas que des visages féminins. Il se laisse parfois inspirer par l’autre sexe, comme sur cette oeuvre ayant pour titre L’élu.

« Cette fois, j’ai étudié les fonds unis. Ça m’a amené à recourir à une couleur plus chaude, iridescente, une couleur un peu fluo. Pour moi, il s’agissait d’une nouveauté et j’ai été renversé en voyant le résultat. Quant aux papillons, ils possèdent un caractère symbolique. Ils témoignent du fait que cette femme qui regarde vers le ciel donne l’impression de flotter, d’être dans sa bulle », énonce le peintre.

Bien que les portraits de femmes forment l’essentiel de sa production, cette fois-ci comme précédemment, la tentation de représenter un visage d’homme devient parfois irrésistible. En témoigne le tableau baptisé L’élu. « De temps en temps, j’aime explorer le côté masculin qui, dans ce cas-ci, est accentué par le capuchon et les yeux hypnotiques. Le visage émerge de la noirceur. C’est un clair-obscur », décrit Louis Tremblay.

Sur cette photographie, deux oeuvres cohabitent, soit Dream On et Japanese. Elles émanent de la collection Vultus de l’artiste Louis Tremblay. Il précise que ce mot, en latin, désigne l’« expression du visage ».

Il lui trouve un air mystique, un mot qui revient quelques fois au fil de la conversation. C’est comme si ses personnages avaient le pouvoir de l’étonner par leur attitude, comme s’ils avaient une vie propre. À tout le moins, ils produisent une forte impression, à en juger par l’intérêt que suscite chaque exposition. La dernière fois, c’était au centre commercial Place du Royaume de Chicoutimi. Les premiers tableaux de la collection Vultus – en passant, ça signifie « expression du visage », en latin – y avaient été dévoilés.

« Dans la vitrine de la Galerie 5, on retrouvera le portrait de Marilyn Monroe, qui faisait partie de cette exposition, en plus d’une toile intitulée Female Tears. Ce sera ma première présence à cet endroit, une collaboration qui me réjouit. Les gens ont hâte de revenir dans un lieu comme celui-là, où il y a une distanciation naturelle, et c’est pareil pour moi. On verra que j’ai mis beaucoup d’efforts pour préparer cette exposition. Mes émotions sont sur la table », assure Louis Tremblay.