Dans sa nouvelle exposition, Louis Tremblay propose une représentation différente de Marilyn Monroe, parée de cheveux noirs.

Le peintre Louis Tremblay dans un environnement inhabituel

Louis Tremblay aime que ses tableaux se trouvent dans l’espace public, de préférence aux centres d’artistes et aux galeries. Plus les gens y ont accès, plus le peintre est heureux, ce qui explique la présence de cinq portraits réalisés pendant l’été, au cœur du centre commercial Place du Royaume de Chicoutimi. Depuis deux semaines, ses œuvres représentant quatre femmes et un homme sont regroupées dans le secteur de la fontaine.

Puisqu’elles mesurent 57 pouces par 42, il est impossible de les manquer. Peu importe d’où on arrive, ces visages captent l’attention, un peu exaltés, enveloppés d’une couche de glamour comme les mannequins qui font la une du magazine Vogue. « Nous sommes fiers de ce partenariat qui cadre bien avec l’univers de la mode. Voir des toiles comme celles-là, ça agrémente le magasinage », estime Coreen Ann Crook, directrice générale de Place du Royaume.

Louis Tremblay pose devant ses tableaux en compagnie de Coreen Ann Crook, directrice générale du centre commercial Place du Royaume. Ils sont exposés jusqu’au 14 octobre, dans le secteur de la fontaine.

C’est Louis Tremblay qui a contacté le centre commercial pour proposer la tenue d’une exposition, laquelle prendra fin le 14 octobre. En plus d’être inédits, les tableaux marquent le début d’une collection intitulée Vultus. « Ce mot réfère à l’expression du visage. Sur un fond neutre, souvent gris, je montre des gens qui possèdent un regard hypnotique. Il y a une Marilyn, entre autres, et je lui ai fait des cheveux différents. Des cheveux noirs », fait observer l’artiste.

Ils sont peints à la fin du processus de création, moment où le Chicoutimien aime recourir à la technique du dripping si chère à Jackson Pollock. L’acrylique n’est pas appliqué au pinceau, mais « garroché », ce qui donne un côté spontané aux mèches qui se déploient sur la toile, tout en lui donnant du relief. C’est l’élément imprévisible, là où la part de risque est la plus grande.

Or, la nouvelle collection entraînera d’autres expériences du genre, puisque Louis Tremblay entend produire 20 toiles supplémentaires en vue de l’exposition qui sera présentée au printemps, dans un lieu qui reste à déterminer. Il se donne l’hiver pour compléter ce chantier, mais se dit encouragé par la réaction des personnes qui ont vu les premières œuvres à Place du Royaume.

« Après deux semaines, les retombées sont incroyables. C’est l’exposition qui suscite le plus grand nombre de réactions et ce qui revient fréquemment, c’est l’étonnement des gens par rapport à la qualité de mon travail. Sur ma page Facebook, je n’ai jamais enregistré autant de “like”. Il y a même des personnes qui m’ont demandé de réaliser un tableau dans leur maison », s’émerveille le peintre.