­Maziade lance son album le 21 mai à Chicoutimi

Le parcours singulier de Maziade

On peut présenter l’auteur-compositeur-interprète originaire de Saguenay, Maziade, comme un musicien de la relève. Dans la cinquantaine, il a eu un parcours atypique, prenant sa retraite alors qu’il était âgé de 35 ans. Il lance un premier album, Molliatim, et a l’intention de vivre sa passion pour la musique.

Maziade, Stephen de son prénom, est né à Chicoutimi et y a habité jusqu’à ses 18 ans. Il provient de la famille Maziade, bien connue au Saguenay–Lac-Saint-Jean pour une boutique de vêtements qu’elle exploitait sur la rue Racine.

De ses études en musique classique au cégep à celles en chant populaire avec Lucille Dumont en passant par les tournées des bars et des clubs, l’artiste a toujours été en contact avec la musique. Maziade veut maintenant se consacrer aux chansons qu’il a composées.

Fébrile à quelques jours de présenter ses compositions au public, s’habituant tranquillement à donner des entrevues et à parler de son processus créatif, Maziade espère que cette première carte de visite l’amènera loin. Dans ses propres mots, il dit viser grand.

« C’est un vieux rêve que je mets sur pied, et que j’ai depuis que j’ai douze, treize ans quand j’écoutais du Ozzy Osbourne. Je me disais : “si lui est capable de chanter, mois aussi je suis capable de le faire” », se souvient celui voulant qui rêve de voir sa musique franchir les frontières du Québec.

« J’aime le monde et j’aime l’être humain. Il y a toujours des sujets à traiter avec l’être humain », indique-t-il à propos de ce qui l’inspire lorsqu’il écrit ses chansons.

Essentiel

Ayant fait des allers-retours entre une carrière d’entrepreneur et le métier de chanteur, Stephen Maziade s’est aperçu au fil du temps que la musique était essentielle pour lui.

« Il me manquait quelque chose de fondamental à un moment donné. J’ai fait mon bilan, et c’était vraiment la musique qui me manquait pour être heureux et vivre sans regret », explique-t-il, quelques jours avant son passage à Chicoutimi.

Depuis l’adolescence, il se consacre plus ou moins sérieusement à cette passion. Il a été inspiré par Pink Floyd, Queen, Sting, des influences qui s’entendent sur l’album, ou plus récemment par Élisapie.

Le titre de ce premier opus qui mélange les styles pop et rock, Molliatim, signifie résilience en latin. Ce nom fait référence au vécu de celui qui possède encore une entreprise qui fait des analyses pré-emploi.

« Ma famille et moi, on a vécu des choses intenses. J’aime ce qu’on a vécu. On a eu de très très beaux moments dans ma famille, mais il y a eu des moments plus difficiles aussi. Tout ça est dans mon coffre d’outils. Je me pose moins de questions maintenant », énonce-t-il, à propos de ce que ces chansons représentent pour lui.

C’est ce bagage qu’il a couché sur disque et qui, pense Maziade, peut rejoindre un grand nombre de personnes.

« Ce n’est pas le nom le plus commercial, mais ça fait jaser », résume-t-il.

Lancement

Le lancement de l’album aura lieu le mardi 21 mai, au Bistro Café Summum de Chicoutimi. L’événement débute à 18 h et les billets sont en vente au coût de 15 $. Tous les spectateurs qui se présenteront recevront aussi une copie physique du disque. Molliatim est disponible sur les plateformes de diffusion numérique et arrivera dans les bacs des magasins de musique le 24 mai.