Les effets sont nombreux ; ici l’objectif hypergone permet d’ouvrir la perspective sur deux mondes, le sous-marin et la surface.

Le monde méconnu de la photographie sous-marine

Bien ancré à Saguenay depuis 2011, le concours international Faites-nous voir le monde accueille, pour sa mouture 2018, divers grands noms de la photographie (dont deux Québécoises) qui envahissent l’espace hall du Centre national d’exposition (CNE) jonquiérois jusqu’au 2 septembre. L’exposition Le monde sous-marin retrace un univers dont la majesté, la beauté et la fragilité révèlent un tour d’horizon insoupçonné, à l’aide de trente clichés spectaculaires à fréquenter gratuitement.

Des eaux cristallines de la baie géorgienne aux abysses sombres du fjord du Saguenay, les photographies mettent en scène différents panoramas idylliques, ou encore des espèces marines stupéfiantes. Dans tous les cas, les jeux de lumière, les contrastes de tons de même que les compositions photographiques font de ces images sous-marines de véritables mosaïques de découvertes et d’émerveillement.

Dix photographes, dont deux Québécoises, exposent leur clichés dans le hall du CNE.

Les commissaires Jayanta Guha et Mélanie Humeau ont mobilisé à la fois la communauté photo saguenéenne, mais aussi leurs relations internationales, afin de sélectionner les photos, dont plusieurs ont été primées par le National Geographic.

« Par le passé, notre jury a reçu des propositions d’une centaine de photographes provenant de près de 30 pays. En ce qui concerne Le monde sous-marin, des photographes de renommée ont rapidement montré leur intérêt d’exposer à Saguenay », a énoncé Jayantha Guha, photographe bien connu dans la région.

La plongeuse, photographe saguenéenne et coordonnatrice du département d’arts visuels du Cégep de Chicoutimi, Sonia Boudreau, fait partie de l’exposition. La cinéaste sous-marine Nathalie Lasselin (récemment intronisée au temple de la renommée des plongeuses) est la seconde Québécoise à exposer parmi les dix photographes.

Des pourparlers ont présentement lieu afin d’exporter la série de clichés vers l’Europe.