Le monde de Tintin va bientôt se matérialiser à La Pulperie de Chicoutimi, confirment Dany Cloutier, responsable des communications, le directeur Jacques Fortin, ainsi que Rémi Lavoie, directeur des expositions. Ce projet créé de concert avec le Musée Hergé, établi en Belgique, mènera à la tenue d’une exposition présentée du 22 juin au 25 novembre.

Le monde de Tintin débarque à La Pulperie

La Pulperie de Chicoutimi battra le rappel des tintinophiles de toute la province, du 22 juin au 25 novembre. Les échanges amorcés il y a plus de deux ans avec la direction du Musée Tintin de Louvain-la-Neuve, en Belgique, mèneront en effet à la création d’une exposition taillée sur mesure pour l’institution régionale. Baptisée Le monde de Tintin, elle est conçue par l’équipe qui a produit le « blockbuster » de l’an dernier au Musée de la civilisation : Hergé à Québec.

Il s’agit du projet le plus ambitieux de La Pulperie depuis qu’Astérix y a posé son baluchon en 2005. Tous les espaces disponibles à l’intérieur du musée, sauf ceux qui accueillent les expositions permanentes, seront mis à contribution. Même le hall fera partie de l’expérience vécue par les visiteurs, ce qui correspond à la vision développée par le patron du Musée Hergé, Nick Rodwell. Un séjour effectué il y a quelques mois, au Saguenay, lui a donné bien des idées.

« L’exposition couvrira une surface de 650 mètres carrés et le désir des gens du Musée Hergé est d’en faire un événement. Ils comptent accrocher des appliqués d’une hauteur de 25 à 30 pieds dans le hall, où on verra les personnages imaginés par Hergé. Il y aura aussi des maquettes, notamment celles de la fusée lunaire et du château de Moulinsart, ainsi que des planches originales », a décrit Rémi Lavoie, directeur des expositions à La Pulperie, lors d’une entrevue accordée au Progrès.

Signe du respect qui enveloppe les échanges entre la Belgique et le Saguenay, le Musée Hergé a demandé la permission à ses partenaires de réaliser au préalable l’exposition Hergé à Québec. « Ils l’ont fait par courtoisie, mais nous n’avions aucun problème avec ça. Là-bas, ils ont mis l’accent sur Hergé, alors qu’ici, ce sera Tintin. Il sera question des personnages, de leur origine et de celle des albums, ainsi que du processus de création », raconte le directeur du musée régional, Jacques Fortin.

C’est au début de l’automne qu’une lettre d’entente a été signée par les partenaires. Depuis, les communications se sont intensifiées de part et d’autre de l’Atlantique. « Nick Rodwell a été inspiré, entre autres, par les grandes fenêtres du musée. Elles pourraient être couvertes de figurines diaphanes », fait observer Rémi Lavoie. Le contenu proviendra du Musée Hergé, pour l’essentiel. On envisage toutefois d’intégrer à l’exposition quelques objets provenant de la réserve de La Pulperie.

Mesurant pleinement l’impact qu’aura Le monde de Tintin, la direction du musée régional s’apprête à faire du démarchage à Montréal, à l’occasion d’un important salon touristique. « Comme ce ne sera pas la même exposition qu’à Québec, nous nous attendons à recevoir beaucoup de visiteurs provenant des autres régions de la province », énonce le responsable des communications, Dany Cloutier.

Quant à l’achalandage que pourrait générer Tintin, il sera important, estime Jacques Fortin. « Nous attendons de 45 000 à 50 000 visiteurs pour cette exposition et la différence par rapport à Astérix est que cette fois, il n’y a pas de moyens de pression dans les écoles. Ça nous avait coûté 15 000 entrées à l’intérieur du volet scolaire », mentionne-t-il.

Le contexte est d’autant plus intéressant que La Pulperie a connu une performance remarquable pendant l’exercice 2017-2018, alors que 75 000 personnes ont franchi ses portes. L’impact de l’exposition Ainsi font, font, font - Les marionnettes à la télévision a puissamment contribué à cette réussite et on ne doute pas que le garçon à la houppe permettra d’atteindre de nouvelles hauteurs.

« Je crois que nous monterons de 15 % pour atteindre le chiffre de 90 000 visiteurs. Le créneau familial, ça marche fort. C’est pour cette raison que l’été, nous misons là-dessus », affirme Jacques Fortin, qui ajoute qu’en raison de la présence massive de Tintin, le Zoom Photo Festival de Saguenay changera de décor. La sélection de photographies du World Press migrera dans l’Édifice 1912, tandis qu’un certain nombre d’expositions seront présentées dans le hangar de la zone portuaire.