Dans Distorsion, Mathieu Rousseau présente une réflexion sur le mélange entre le vivant et la technologie. ­

Le mineur peintre expose

L’artiste de Dolbeau-Mistassini, Mathieu Rousseau, a l’impression de franchir un jalon en présentant son travail au Centre national d’exposition (CNE) de Jonquière. Lui qui est aussi mineur chez Niobec voit ainsi sa carrière de peintre prendre son élan.

Dans l’une des premières expositions de 2020 au centre se trouvant sur le Mont-Jacob, Rouseau présente une vingtaine de ses plus récentes toiles. L’ensemble est appelé Distorsion et s’attarde aux différences de perception.

Mineur chez Niobec, Mathieu Rousseau consacre tous ses temps libres à la peinture.

« C’est une réflexion que j’ai poussée dans les deux dernières années sur l’humain et la technologie, le mélange des deux. Dans mes peintures, il y a souvent une image qu’on voit plus facilement et une image cachée », raconte-t-il à propos de sa démarche.

Ceci lui a été inspiré par l’univers médiatique, et par la distance entre ce que l’on dit et ce que l’on pense vraiment. « La technologie déforme parfois ce que l’on voit », résume celui qui s’est mis à la peinture en 2002.

Dans les oeuvres qui composent Distorsion, on voit souvent des animaux. Ils sont encadrés par des motifs géométriques, des lignes, qui sont souvent décoratifs.

S’il a déjà présenté ses peintures dans les quatre coins de la région, cette exposition au CNE représente sa plus prestigieuse jusqu’à présent, et un pas de plus vers une carrière professionnelle.

« Je viens de franchir une bonne étape. C’est quand même professionnel. Mon but est de continuer et de faire d’autres centres artistiques et des musées. J’aimerais me rendre plus loin et sortir de la région », raconte Mathieu Rousseau.

La création occupe une place de plus un plus importante dans la vie de Mathieu Rousseau. En fait, dès qu’il n’est pas au travail à la mine Niobec, il se consacre à son art. Quand il n’est pas en train de peaufiner une toile, il fait des demandes pour présenter des expositions.

L’artiste Mathieu Rousseau franchit un jalon avec cette exposition au CNE.

Distorsion est une page qui se tourne pour Mathieu Rousseau. Loin d’être la fin de l’aventure, elle est le début d’autre chose, estime-t-il.

« Je commence un nouveau cycle. Quand je choisis un thème, je fais entre 20 et 30 tableaux. Ce n’est pas que je change complètement de style, mais quand je change de sujet, ma technique a évolué. Il y a une avancée. Là, je veux me rapprocher plus de l’humain et avoir une réflexion interne », dit celui qui veut présenter une autre exposition majeure en 2021.

Ceux qui voudraient voir le travail de Mathieu Rousseau ont jusqu’au 8 mars pour se rendre au CNE.