Voici une partie des 46 oeuvres soumises par des artistes professionnels et amateurs à l’occasion du Marché blanc. La 3e édition de cet encan, amorcée la semaine dernière, suscite beaucoup d’intérêt, affirme la directrice artistique.

Le Marché blanc est plus populaire que jamais

Amorcée la semaine dernière, à Alma, la troisième édition du Marché blanc démontre que l’art actuel peut représenter une source de plaisir. La formule préconisée par Langage Plus, où des œuvres dont on ne connaît pas les auteurs sont mises en vente, génère des retombées qui vont bien au-delà des revenus, explique la directrice artistique, Mariane Tremblay.

« C’est positif en ce qui touche le développement de publics, puisque cet événement attire des gens qui n’ont pas l’habitude de visiter nos expositions. Nos membres aussi y trouvent leur compte, eux qui ont l’occasion de soumettre des créations, même s’ils ne sont pas des artistes professionnels. Il y a même des personnes qui sont devenues membres, juste pour participer au Marché blanc », a-t-elle mentionné jeudi, à la faveur d’une entrevue accordée au Quotidien.

Signe que l’engouement ne cesse de croître, l’objectif fixé par le comité organisateur a été dépassé. Il souhaitait rassembler 40 œuvres afin de souligner le 40e anniversaire de la fondation de Langage Plus, alors que six de plus ont été soumises. La grande majorité se conforme au format qui a été imposé, soit 18 pouces par 24, et toutes resteront accrochées dans la salle d’exposition jusqu’au finissage prévu pour le 29 novembre.

D’ici là, il suffit de se rendre à l’adresse www.marcheblanc.langageplus.com pour participer à un encan silencieux. La mise de départ, qui oscille entre 1 $ et 100 $, a été déterminée par les artistes eux-mêmes. Or, leur nom demeurera inconnu jusqu’au 5 à 7 pendant lequel on dévoilera l’identité des individus ayant soumis l’offre la plus généreuse. Ça se fera sur le coup de 18 h et chaque année réserve son lot de surprises.

« C’est très drôle de constater que telle création a été produite par un artiste qu’on n’associe pas à cette esthétique. Certains prennent en effet plaisir à mêler les cartes, souligne Mariane Tremblay. Elle constate aussi avec amusement que les enchères génèrent une forme d’émulation. Il n’est pas rare que la personne qui avait offert le montant le plus élevé renchérisse après qu’un autre amateur d’art l’ait supplantée. »

« Comme les gens ignorent qui est l’auteur, leur choix constitue un coup de cœur. Ils veulent vraiment acquérir l’œuvre », explique la directrice artistique. Tout en insistant sur le caractère démocratique de la démarche, puisque les prix demeurent raisonnables, elle met en relief le large éventail de pratiques représenté cette année. Des dessins, des aquarelles, des peintures, des bas-reliefs et des reproductions ont été soumis. Il y a même des sculptures qui, bien sûr, font figure d’exceptions.

Fait à signaler, au moins la moitié des fruits de la vente sont versés à Langage Plus, dans le but de financer les activités du service éducatif. Les artistes gardent le reste, mais, plus important encore, ils voient leur création amorcer une nouvelle vie chez des personnes qui ont désiré l’intégrer à leur environnement. « Déjà, on voit que beaucoup de curieux viennent examiner les œuvres. C’est un événement attendu », se réjouit Mariane Tremblay.